أختر اللغة
الرئيسية | أخبار الكنيسة | الكنيسة في لبنان | Apres le film ” Valse avec Bachir”, un nouveau film israelien “Lebanon” par Samuel Maoz

Apres le film ” Valse avec Bachir”, un nouveau film israelien “Lebanon” par Samuel Maoz

Le soldat qui rentre au pays ne revient pas sans la guerre. Elle est en lui. Le cinéma américain des années 1970 n’a cessé d’explorer ce traumatisme dans la foulée de la défaite au Vietnam, par exemple avec Voyage au bout de l’enfer, de Michael Cimino.

Plus récemment, des œuvres telles que la série documentaire The War , de Ken Burns, ou le film Mémoires de nos pères , de Clint Eastwood, ont montré que la génération précédente, celle des boys venus aider l’Europe à se libérer du nazisme, avait longtemps tu ses propres souffrances, mais n’en portait pas moins le lourd fardeau. Et le thème, éclairé par des conflits plus récents, continue de hanter le cinéma contemporain.

Deux sorties apportent cette semaine des éclairages complémentaires, dans des styles très différents : Lebanon, de l’Israélien Samuel Maoz, qui met en scène un équipage de tankistes au Liban en 1982, et Brothers, de Jim Sheridan (remake du film danois Brødre de Susanne Bier), qui évoque le parcours d’un casque bleu américain envoyé en mission à l’étranger.

Quelque chose là-bas est mort en moi

Lebanon, Lion d’or unanimement attribué lors de la dernière Mostra de Venise, est une expérience radicale de cinéma, indissociable du vécu de son auteur. Comme Ari Folman pour Valse avec Bachir en 2008, son réalisateur a puisé dans ses propres souvenirs de soldat engagé à 20 ans dans un conflit qui, aujourd’hui encore, hante la société israélienne. Samuel Maoz fut le tireur du premier char israélien à traverser la frontière libanaise en 1982.

« Quelque chose là-bas est mort en moi », confie-t-il. L’évocation de ce moment terrible fut longtemps impossible pour lui, jusqu’à ce que, sur son écran de télévision, « le show de la deuxième guerre du Liban », en 2006, « atroce, obscène », ne vienne faire sauter les verrous de l’indicible. Lebanon, glissait-il à Venise, répond à une double nécessité : « faire ressentir » pour donner à comprendre et rechercher une forme de pardon à travers « l’itinéraire de quatre âmes meurtries ».

La guerre telle que la vit le spectateur de ce film est une épreuve : celle d’un huis clos terrible dans le ventre monstrueux d’un char, d’où l’extérieur ne s’envisage qu’à travers la ligne de mire : œil de mort utilisé par l’artilleur pour ajuster les cibles mais aussi jeter alentour des regards de cyclope traqué. Bâti sur la « mémoire émotionnelle » de son auteur, conçu comme un choc sensoriel, Lebanon allie avec force un dispositif minimaliste et la reconstitution minutieuse d’un état intérieur.

Film expérimental nourri d’un authentique cauchemar

Le spectateur se trouve lui aussi piégé dans cette étroite cabine blindée, plongé dans l’obscurité et la puanteur graisseuse, l’odeur d’urine et d’huile brûlée, l’insupportable frôlement des corps moites, l’assourdissant cliquetis des chaînes et l’énorme vibration du moteur. Le voilà aux côtés de ces hommes aveuglés par la peur et pourvoyeurs de mort, pris dans l’infernal étau de leur conscience. Rien à voir avec un jeu vidéo.

Film expérimental nourri d’un authentique cauchemar, Lebanon offre une stupéfiante vision de l’homme dans l’urgence de la guerre, dessaisi de son libre arbitre, écrasé entre instinct de survie et révolte morale… Sachant bien, avant que le vent n’ait dissipé la fumée de son propre tir, que c’est aussi un peu lui qu’il vient de condamner.

« Revenir de la guerre avec ses dix doigts en sachant qu’ils ont tué, c’est terrible », dit Samuel Maoz, affirmant dans le même souffle que ce traumatisme-là n’est en rien comparable avec celui des victimes. Une manière de dire qu’il n’y a que des perdants, que toutes les âmes saignent. Un premier geste esquissé qui a permis au réalisateur de reprendre son souffle après deux décennies de douloureuse apnée.

À l’en croire, le film a laissé des sentiments ambivalents en Israël comme auprès des critiques arabes qui l’ont vu. « Traître » aux yeux de ceux qui, dans son pays, l’accusent d’avoir parlé de ce qu’on devrait taire, il est toujours un « s… de sioniste » pour les autres. Comme Ari Folman, il appartient pourtant à une génération, « la première née en Israël », qui n’hésite plus à s’interroger sur la guerre non plus du point de vue collectif mais en fonction des effets qu’elle produit sur l’individu

عن الاتحاد الكاثوليكي العالمي للصحافة - لبنان

عضو في الإتحاد الكاثوليكي العالمي للصحافة UCIP الذي تأسس عام 1927 بهدف جمع كلمة الاعلاميين لخدمة السلام والحقيقة . يضم الإتحاد الكاثوليكي العالمي للصحافة - لبنان UCIP – LIBAN مجموعة من الإعلاميين الناشطين في مختلف الوسائل الإعلامية ومن الباحثين والأساتذة . تأسس عام 1997 بمبادرة من اللجنة الأسقفية لوسائل الإعلام استمرارا للمشاركة في التغطية الإعلامية لزيارة السعيد الذكر البابا القديس يوحنا بولس الثاني الى لبنان في أيار مايو من العام نفسه. "أوسيب لبنان" يعمل رسميا تحت اشراف مجلس البطاركة والأساقفة الكاثوليك في لبنان بموجب وثيقة تحمل الرقم 606 على 2000. وبموجب علم وخبر من الدولة اللبنانية رقم 122/ أد، تاريخ 12/4/2006. شعاره :" تعرفون الحق والحق يحرركم " (يوحنا 8:38 ).