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Bannis du Zimbabwe, des journalistes étrangers campent à la frontière

Bannis du Zimbabwe, des médias étrangers se sont rabattus sur la bourgade frontalière de Beit Bridge, en Afrique du Sud, pour capter les échos de l'agitation qui règne au pays du président Robert Mugabe, de l'autre côté du fleuve Limpopo.

Beit Bridge sert de camp de base à des chaînes internationales comme CNN et la BBC, qui à partir de l'Afrique du Sud tentent d'informer leurs téléspectateurs des suites des élections générales zimbabwéennes du 29 mars.
"Je peux sentir et ressentir le Zimbabwe, mais je ne suis pas autorisée à y mettre les pieds", a déclaré à l'AFP Rachel Harvey, correspondante de la radio-télévision britannique BBC. "C'est frustrant. Tout journaliste veut naturellement être au plus près de ses sources d'information. Travailler depuis la frontière est extrêmement décevant".
Le régime de Mugabe, au pouvoir depuis 28 ans, a refusé d'accréditer des centaines de correspondants de la presse étrangère pour couvrir le scrutin.
Certains sont quand même entrés au Zimbabwe avec un visa de touriste, au risque d'être arrêtés comme leur collègue du New York Times, interpellé avec un reporter britannique jeudi à Harare. Les contrevenants à la très stricte législation sur les médias encourent jusqu'à deux ans de prison.
De grands médias ont permis à des journalistes non accrédités d'aller travailler directement au Zimbabwe. Mais pour ne pas se faire repérer, ils limitent leurs déplacements sur le terrain et l'essentiel de la couverture se fait en Afrique du Sud.
"J'aurais vraiment aimé être sur place, au Zimbabwe. L'action est là-bas!", confie à l'AFP Jim Clancey, de la chaîne de télévision américaine CNN. "C'est lamentable que les autorités zimbabwéennes ne veuillent pas que les gens sachent ce qui se passe dans ce pays, d'où leur décision d'interdire les journalistes étrangers."
"Nous essayons d'informer sur le Zimbabwe de manière aussi juste et objective que possible, mais le gouvernement nous aurait facilité la tâche en nous permettant de le faire de l'intérieur", déplore-t-il.
Localité sans charme, Beit Bridge, qui est à cheval sur la frontière, avait accueilli la somptueuse fête d'anniversaire du président Mugabe, à l'occasion de ses 84 ans le 23 février.
Côté sud-africain, la population de cette bourgade a explosé avec l'ouverture ces dernières années de dizaines de magasins, où les Zimbabwéens viennent s'approvisionner en lessive, huile, farine de maïs… qui chez eux ont disparu des rayons.
Après s'être glissés en catimini sous les barbelés de la frontière, c'est aussi là que débarquent de nombreux exilés en quête d'une vie meilleure et qui rejoignent ensuite Johannesburg, la capitale économique sud-africaine située à 540 km au sud.
De part et d'autre du pont qui a donné son nom à Beit Bridge, les deux postes frontières sont séparés par le Limpopo, large de 600 mètres, infesté de crocodiles, que patrouillent incessamment militaires et douaniers.
Les médias ont installé générateurs portables, antennes satellites et studios mobiles juste au-delà du no man's land, et même des tentes pour se protéger du soleil et de températures grimpant jusqu'à 40°.
"Nous n'avions jamais vu un tel déploiement de journalistes étrangers, avec tout leur matériel perfectionné", s'étonne Cecilia Dube, exilée zimbabwéenne qui tient un petit stand de tomates.
Lorsque les reporters sont à l'antenne, des gamins se placent délibérément dans le champ des caméras, espérant passer à la télévision.
"C'est excitant d'avoir tous ces journalistes étrangers", s'exclame Emmanuel Rebone, habitant de longue date de Beit Bridge. "Cela nous donne de l'importance."
AFP-

عن الاتحاد الكاثوليكي العالمي للصحافة - لبنان

عضو في الإتحاد الكاثوليكي العالمي للصحافة UCIP الذي تأسس عام 1927 بهدف جمع كلمة الاعلاميين لخدمة السلام والحقيقة . يضم الإتحاد الكاثوليكي العالمي للصحافة - لبنان UCIP – LIBAN مجموعة من الإعلاميين الناشطين في مختلف الوسائل الإعلامية ومن الباحثين والأساتذة . تأسس عام 1997 بمبادرة من اللجنة الأسقفية لوسائل الإعلام استمرارا للمشاركة في التغطية الإعلامية لزيارة السعيد الذكر البابا القديس يوحنا بولس الثاني الى لبنان في أيار مايو من العام نفسه. "أوسيب لبنان" يعمل رسميا تحت اشراف مجلس البطاركة والأساقفة الكاثوليك في لبنان بموجب وثيقة تحمل الرقم 606 على 2000. وبموجب علم وخبر من الدولة اللبنانية رقم 122/ أد، تاريخ 12/4/2006. شعاره :" تعرفون الحق والحق يحرركم " (يوحنا 8:38 ).