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Au Levant, nous avons aussi des dolmens !
Au Levant, nous avons aussi des dolmens !

Au Levant, nous avons aussi des dolmens !

Le site de Menjez, au Akkar, qui abrite la plus grande nécropole mégalithique du Liban, va être restauré par des archéologues dirigés par la Suissesse Tara Steimer-Herbet.

Alors qu’au néolithique, les morts sont enterrés sous les habitations, aux IVe et IIIe millénaires avant l’ère chrétienne, les populations nomades ou semi-nomades érigent des dolmens et des tombes-tours pour abriter les dépouilles mortelles de leurs proches.

À l’invitation de la conservatrice du Musée de la préhistoire Maya Haïdar Boustani, l’archéologue suisse Tara Steimer-Herbet a donné un aperçu des monuments mégalithiques implantés par milliers sur une vaste zone géographique allant de la Syrie au Yémen, en passant par l’Arabie et Oman. Si la tombe-tour est caractéristique des premières oasis en Arabie, le dolmen domine dans les pays du Levant, a expliqué l’ancienne pensionnaire de l’Institut français du Proche-Orient (IFPO) de Damas, chargée d’enseignement à l’Université de Genève. Constitué d’une grosse dalle de couverture posée sur des pierres verticales qui lui servent de pieds, il fait penser à une gigantesque table. Les dalles de couverture peuvent atteindre deux mètres de diamètre et peser plusieurs tonnes. Ces monuments à plan simple auxquels on accède par le toit, ou qui s’ouvrent sur l’intérieur par un couloir desservant des chambres, de forme carrée, triangulaire ou rectangulaire, construites en pierre sèche, marquent le paysage du plateau du Léja, dans le sud de la Syrie, et celui du Golan, qui offre « un énorme ensemble de plus de 1 500 tombes ».

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