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Et si vous testiez une retraite spirituelle insolite ?
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Et si vous testiez une retraite spirituelle insolite ?

En cette période de grand ménage de printemps, pourquoi ne pas lâcher un peu de lest intérieur ? Aleteia vous propose une sélection de quelques retraites spirituelles… plutôt singulières.


© Communion Priscille & Aquila

La prière au pinceau

Les prémontrés de l’abbaye Saint-Martin de Mondaye (Calvados) proposent une retraite de cinq jours autour de l’art de l’icône. La retraite est ouverte aussi bien aux débutants qu’aux connaisseurs. Frère Julien, de la communauté, explique que « l’écriture d’icône est un exercice de communion. C’est une discussion avec un saint personnage. Vous avez une perception de qui il est et c’est ce que vous représentez dans l’icône ». Chaque retraitant choisit un saint ou une scène biblique qui lui tient à cœur et entre ensuite dans un dialogue intérieur avec lui, l’habitant à travers son pinceau. L’icône entretient un rapport particulier avec le temps puisque le travail, qui se fait en silence, nécessite du temps. Plusieurs temps de séchage sont nécessaires. Les retraitants sont invités à se joindre à la prière de la communauté. « Je suis frappé », ajoute le prémontré. « Les gens qui viennent souvent assistent de plus en plus aux offices ».

 

TENNIS
By g-stockstudio | Shutterstock

La prière à la raquette

Chaque année, frère Pierre, de la communauté des Béatitudes de Nay (Pyrénées-Atlantiques), propose une semaine qui allie prière et plaisirs du sport, et en particulier celui du tennis. Les participants font deux heures et demie de tennis par jour et sont invités à participer à la vie fraternelle et liturgique de la communauté. Le frère, ancien moniteur de tennis, explique qu’à l’intérieur du sport, on peut retrouver des valeurs évangéliques. « Le tennis est un enseignement orienté vers le concret de la vie spirituelle ». La balle nous confronte avec nous-mêmes », souligne-t-il. Le joueur doit apprendre à réagir selon sa vitesse. « On apprend à être dans le temps ».  Au cours de la semaine, en plus des cours de tennis matinaux, les participants profitent de temps d’adoration, d’enseignement et de détente.

 


Prières et céréales

On ne présente plus sainte Hildegarde de Bingen, bénédictine du XIIesiècle, mystique, compositeur et visionnaire. Dans ses écrits, elle présente l’épeautre comme une céréale excellente pour la santé. Le foyer de charité de Tressaint (Côtes-d’Armor) propose une semaine de retraite à l’école de Sainte-Hildegarde, afin de « remettre en valeur la nourriture terrestre » et de « limiter une bonne partie des aliments “superflus”, pour se concentrer sur le nécessaire ». Il s’agit d’une monodiète, c’est-à-dire que durant cette semaine, les retraitants se nourrissent de plats préparés diverses façons, essentiellement à base d’épeautre. Une semaine durant laquelle ils reçoivent également des enseignements sur la vie chrétienne et participent à la liturgie. Une retraite pour mieux prendre conscience de son corps et grandir dans la foi.

 

APIARIST
By grafvision | Shutterstock

Abeilles et prières

Saint François nous a appris l’amour des bêtes. Les frères de l’abbaye Notre-Dame d’Ourscamp (Oise) proposent des retraites apicolo-spirituelles. Ces retraites se déroulent le temps d’un week-end, du samedi au dimanche après-midi. La retraite se divise en trois temps : un premier pour travailler au rucher ou à la miellerie (selon la période de l’année), un autre pour prier et un dernier autour d’un enseignement ou d’un partage. Cette courte retraite permet de découvrir le fonctionnement d’une ruche tout en bénéficiant d’un cadre monastique. Comme le dit frère Bernard, qui travaille aux ruches, « le monde des abeilles merveilleusement organisé renvoie à la Création et au Créateur ».

 

CLOWN GIRL NOSE
By Orsolya Toth | Shutterstock

Clown et prières

Ne riez pas : au centre spirituel de Hautmont (Nord), on vous propose une retraite de cinq jours intitulée « Corps, cœur, clown…chemins vers Dieu », basée sur les exercices spirituels de Saint-Ignace, à l’aide de la pratique du clown-théâtre. « Le propre du clown, c’est de faire appel à sa part authentique, à sa spontanéité », explique Agnès Penet, qui accompagne la retraite. La pratique du clown-théâtre permet de rentrer en soi pour mieux comprendre ses émotions. « Ça sollicite l’ouverture du cœur ». Les retraitants expérimentent des exercices d’improvisation à partir des textes bibliques du jour, des temps d’ateliers, des moments d’échanges en groupes, des temps de prière. Clown… pour aller à l’essentiel.

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