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« Fais de ta maison le ciel », la charité selon saint Jean Chrysostome
« Fais de ta maison le ciel », la charité selon saint Jean Chrysostome

« Fais de ta maison le ciel », la charité selon saint Jean Chrysostome

L’Église catholique fête ce 13 septembre saint Jean Chrysostome, évêque de Constantinople à la fin du IVe siècle et docteur de l’Église. L’occasion de revenir sur cette expression très suggestive, « Fais de ta maison le ciel », qu’il a eue lors d’une de ses homélies, exhortant par-là ses fidèles à l’exercice de la charité.

Que peut bien signifier « faire de sa maison le Ciel » ? Une invitation de saint Jean Chrysostome, appelé aussi saint Jean Bouche d’Or en raison de sa belle éloquence, adressée aux chrétiens d’Antioche, peu après son ordination en 386. Il ne s’agit pas de refaire toute la déco intérieure ni de vivre sur un petit nuage ! Il exhorte simplement d’inviter le Seigneur à sa table. Car le Seigneur est présent là où règnent « la concorde et l’amour », là où s’épanouit la justice et la miséricorde. Accueillir le plus pauvre à sa table, c’est accueillir le Christ à travers lui, et saisir ainsi « une très grande occasion de voir ses greniers emplis de beaucoup de biens ». La grâce suprême étant d’être jugé digne d’entrer dans le Royaume des Cieux.

« Toi, fais de ta maison le ciel. Tu le feras, non en changeant les murs ni en transformant les fondations, mais en invitant à la table le Seigneur des cieux lui-même. Dieu n’a pas honte de tels repas.

En effet, là où existe un enseignement spirituel, là existe aussi la sagesse, la sainteté et l’équité. Là où l’homme, la femme et les enfants sont liés par les liens de la vertu, et là où règnent la concorde et l’amour, là, au milieu, le Christ est présent. En effet il ne recherche ni un toit en or ni l’éclat des colonnes ni les beaux objets de marbre mais la fleur de l’âme et l’élévation de la pensée, et une table où abonde la justice et qui porte des fruits de miséricorde. Et s’il voit une telle table, vite il participe à la réunion et il est présent.

En effet, c’est lui-même qui a dit : « J’avais faim, et vous m’avez donné à manger » (Mt 25, 35). Donc, toutes les fois où vous entendez un indigent crier fortement d’en bas et qu’ensuite vous donnez à celui qui est dans le besoin quelque chose de ce qui se trouve sur votre table, c’est le Seigneur que vous avez invité à votre table, par l’intermédiaire de l’esclave, vous avez chargé votre table tout entière de bénédictions et par cette offrande vous avez saisi une très grande occasion de voir vos greniers emplis de beaucoup de biens.

Que le Dieu de la paix, qui donne le pain pour nourriture et la semence au semeur, multiplie vos semailles et augmente en vous tous les fruits de la justice, vous donnant la grâce qui vient de lui, et qu’il vous juge dignes du royaume des cieux ! »

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