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Fracture numérique : une personne sur six n’utilise pas Internet
Internet et le monde arabe

Fracture numérique : une personne sur six n’utilise pas Internet

À l’isolement et à la précarité vient parfois s’ajouter l’illectronisme, un néologisme signifiant l’incapacité à utiliser Internet, en raison d’un manque de compétences ou de défaut d’équipement. Un réel handicap qui est loin d’être anecdotique puisqu’il concerne 17% de la population française.

Consulter son compte bancaire en ligne, payer ses impôts ou prendre un rendez-vous chez le médecin sont autant de gestes du quotidien que les plus jeunes font les yeux fermés en pianotant sur leur smartphone. Mais ils se révèlent problématiques pour les personnes qui n’ont pas accès à Internet. Si seulement 2% des 15-29 ans ne sont pas équipés, les personnes les plus âgées, les moins diplômées, et aux revenus modestes, sont les plus touchées par l’illectronisme, selon la dernière étude de l’Insee publiée le 30 octobre dernier. En 2019, 64% des 75 ans ou plus, et 41% des personnes sans diplôme ne se sont pas connectées au cours de l’année. Or ne pas avoir accès à Internet ou ne pas savoir utiliser les outils numériques représente un réel handicap qui vient accroître la vulnérabilité sociale de populations potentiellement déjà fragiles.

1/4 des Français ne sait pas obtenir de l’information sur Internet

Même pour les détenteurs d’Internet, surfer sur la Toile et trouver de l’information n’est pas forcément évident. 24% de la population, soit quasiment un quart des Français, apparaît en être incapable : 9% se sentent réellement incompétents bien qu’usagers d’Internet, tandis que 15% sont non-usagers. L’incapacité à rechercher des informations administratives est particulièrement problématique : « La dématérialisation de l’administration accroît le risque de non-recours à des prestations ou de perte de droits », soulève l’Insee.

Des initiatives pour lutter contre l’illectronisme

La lutte contre l’illectronisme semble être une préoccupation de l’État. L’Agence nationale de lutte contre l’illettrisme (ANLCI) et le service public d’évaluation, de développement et de certification des compétences numériques (Pix) ont en ce sens signé une convention le 12 septembre dernier pour permettre aux personnes en difficulté de devenir autonomes dans un environnement numérique. Mais elle est aussi au cœur de diverses associations, locales ou nationales, donnant des cours d’informatique ou mettant à disposition du matériel. C’est le cas d’Emmaüs Connect, une filiale d’Emmaüs qui propose des ateliers pour s’initier aux principaux services numériques, ainsi qu’un accès solidaire à du matériel et à la connexion. Dans de nombreuses villes, des associations, des mairies ou encore des bibliothèques dispensent des cours destinés aux seniors qui souhaitent faire leurs premiers pas sur Internet.

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