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La maison aux volets bleus, sous la bénédiction des Perséides
La maison aux volets bleus, sous la bénédiction des Perséides

La maison aux volets bleus, sous la bénédiction des Perséides

Un écrin pour l’art dont s’est doté fièrement le village de Hammana a été inauguré.
Espace de résidence artistique pluridisciplinaire, la maison construite un an seulement après la pose de la première pierre (une réalisation qui a étonné plus d’un) est dans la pure tradition des anciennes demeures libanaises. En pierre de taille et s’élevant sur trois étages, la maison aux volets bleus (dommage que le public n’ait pas eu l’occasion de la visiter lors de la fête inaugurale) se veut avant tout espace de création et de développement artistique. Elle est déjà prête à accueillir les artistes ainsi que leurs projets.

« La nuit des Perséides qui a vu, au-dessus du ciel de Hammana, s’envoler des milliers d’étoiles filantes, est le présage d’une nouvelle page artistique au Liban », a déclaré le Dr Robert Eid dans son allocution. Le fondateur de la maison d’art s’est dit ravi et fier d’accueillir les nombreux invités venus, et pour certains d’entre eux de très loin, pour assister à cet événement. Car l’objectif de la maison de l’artiste est certes d’abord de déclencher un mouvement artistique décentralisateur, hors les murs de la capitale, mais aussi de faire revivre le village de Hammana qui a accueilli jadis le grand poète français Lamartine. Et, qui sait, donner peut-être l’exemple aux autres villages afin que cesse l’émigration des jeunes et la fuite de l’art vers l’extérieur du pays.

Séductrice et unificatrice
C’est donc sous le patronage du ministère de la Culture, et en présence d’Éric Lebas, représentant l’ambassadeur de France Bruno Foucher, des membres et du président du conseil municipal de Hammana, du Dr Robert Eid, ainsi que du collectif Kahraba, à qui a été confiée la tâche de diriger la maison, que des centaines de visiteurs des quatre coins du Liban sont venus célébrer la naissance de HAH. Si la soirée s’est un peu étirée en discours, elle a été rattrapée par deux spectacles qui ont vite fait de redonner la note festive à cet événement mémorable : le Juan Carlos Carrasco H Tango Group ainsi que le quartette de jazz d’Arthur Satyan qui a animé le reste de la nuitée étoilée devant un banquet des plus riches.

Éric Lebas a réitéré l’appui de la France à ce chantier qui ne fait que commencer puisque les spectacles démarreront à partir du 20 août. Pour sa part, l’homme de théâtre Roger Assaf s’est dit conscient du défi de la maison d’artiste qui aura à combattre « l’ignorance et le déficit culturel du pays », tandis que la comédienne Nada Bou Farhat a avoué, au nom de tous les artistes, qu’ils peuvent être tranquilles parce qu’ils ont à présent leur maison. Une maison accueillante, hospitalière, unificatrice et fédératrice. Et pourquoi ne pas reprendre cet adage, quoique désuet et tellement galvaudé : l’union fait la force. En y ajoutant toutefois : une force créatrice.

L’Orient Le Jour

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