langue
Accueil | Les chrétiens | Quand Jésus transforme notre vie intérieure
Quand Jésus transforme notre vie intérieure
jesus

Quand Jésus transforme notre vie intérieure

La rencontre du Christ a le pouvoir d’illuminer notre vie : il fait de notre âme un foyer d’amour incandescent. Pour que cette réalité devienne accessible à tous, le père Joël Guibert a rédigé un très bel ouvrage de spiritualité intitulé « Jésus : Maître de vie intérieure ».

Le père Joël Guibert a un véritable don pour dire simplement l’essentiel de la foi chrétienne. Dans son ouvrage Jésus: Maître de vie intérieure, il nous propose un itinéraire balisé pour faire du Christ le cœur de notre vie intérieure. On découvre ainsi comment Jésus peut révolutionner notre vie intérieure et nous apporter la joie, la paix, l’amour. Voici les grandes étapes de ce chemin permettant une rencontre personnelle et libératrice avec le Christ.

La joie à l’origine de l’expérience spirituelle

Le Père Hervé Guibert commence son ouvrage en citant Benoît XVI : « C’est la foi qui donne la joie. (…) La grande joie vient de ce qu’existe le grand amour, et c’est la déclaration essentielle de la foi. Tu es un être indéfectiblement aimé ». Faire de Jésus notre maître de vie intérieure commence par la prise de conscience de la joie d’aimer et d’être aimé de Dieu. On peut même dire que c’est tout le Dieu Trinité qui est un océan d’amour de paix et de joie. Pour résumer ceci, le père Guibert écrit que « Dieu est toujours dans une extase d’amour que rien ne peut troubler ». L’expérience de la foi, primordiale dans l’expérience spirituelle, c’est justement le fait de participer à la vie de Dieu : « Par la foi, le fossé qui nous séparait de Dieu est comblé, la distance qui nous éloignait du bonheur divin est effacée. La foi est ce carrefour où nous rencontrons le cœur de feu de notre Dieu. (…)  Par la foi, le bonheur de Dieu devient mon propre bonheur. »

Comprendre que Jésus est à la fois « 100% homme » et « 100% Dieu » est primordial pour la vie spirituelle »

La contemplation du Christ : quand Dieu se fait homme

Le père Guibert poursuit son itinéraire avec une initiation au grand mystère de l’Incarnation. Sa conviction est qu’une certaine tiédeur est liée au fait que nous nous sommes trop habitués à cette vérité de foi. Or, s’habituer à un mystère peut conduire à ne même plus comprendre ce qu’il a d’incroyable et de fascinant. Le père Guibert cherche ainsi à nous rappeler « la folie » d’un Dieu qui se fait homme, comme le dit saint Paul. Comprendre que Jésus est à la fois « 100% homme » et « 100% Dieu » est primordial pour la vie spirituelle. Cela signifie d’une part qu’il faut accepter de consentir totalement à notre humanité, dans ce qu’elle peut avoir de douloureux et de limité. Par ailleurs, le fait que Jésus soit 100% Dieu signifie qu’il est crucial de vivre pleinement l’adoration, en sentant la puissance du sacré. Cela passe par exemple par une profonde vénération pour le mystère de la communion eucharistique.

Découvrir Jésus dans l’Évangile

Un des meilleurs moyens de comprendre concrètement la puissance de l’amour de Dieu et le mystère de l’Incarnation reste la lecture des évangiles. Le père Guibert poursuit son itinéraire spirituel avec une contemplation des principaux gestes et paroles de Jésus. On retrouve ici l’importance de faire le saut de la foi et de la confiance, notamment sur la question des miracles. On découvre ainsi un intéressant éclairage sur ce que le Christ appelle son « commandement nouveau »: « Je vous donne un commandement nouveau, vous aimez les uns les autres ; comme je vous ai aimés, aimez-vous les uns les autres. ». S’agit-il alors d’aimer « pour l’amour de Dieu » ? Pour nous aider à comprendre ce que ce commandement signifie, le père Guibert se met à l’écoute de Mère Teresa. Il s’agit à la fois : de laisser Jésus aimer par nous le prochain (aimer par l’amour de Dieu), d’aimer Jésus dans le prochain (aimer Dieu), d’aimer le prochain pour l’amour de Dieu.

Ce n’est pas par nos propres forces que nous parviendrons au ciel : c’est Dieu qui nous a choisis et qui nous a aimés le premier. »

Suivre Jésus sous le regard du Père et dans l’Esprit

Un élément fondamental pour vivre dans la paix et l’amour de Dieu, c’est d’accepter sereinement la paternité de Dieu. Il s’agit ainsi de « devenir fils dans le Fils ». Il y a une véritable méfiance contemporaine vis à vis de la figure paternelle, qu’on voit comme un obstacle à une liberté pleine. Pourtant, le Christ est la preuve de la force et de l’amour que l’on peut recevoir du Père. Il peut donc nous aider à vivre la paternité de Dieu. C’est cette attitude qui nous permet de faire confiance à Dieu et de s’abandonner par exemple au mystère de la providence. C’est également la paternité de Dieu qui permet de vivre la voie fondamentale dans les pas du Christ de l’enfance spirituelle. Il s’agit ainsi, à l’exemple de la petite Thérèse, de vivre une certaine pauvreté spirituelle consentie, pour tout attendre de Dieu. En effet, ce n’est pas par nos propres forces que nous parviendrons au ciel : c’est Dieu qui nous a choisis et qui nous a aimés le premier.

Le Christ est également la demeure et la source de l’Esprit. Il s’agit, comme le dit saint Paul, de  » marchez sous la conduite de l’Esprit Saint » (Ga 5, 16) ou encore de renaître dans l’Esprit comme l’explique Jésus à Nicodème  : « À moins de naître d’eau et d’Esprit, nul ne peut entrer dans le Royaume de Dieu ».

Jésus, Époux de l’Église et sauveur de l’Humanité

Enfin, Jésus illumine notre vie intérieure en purifiant notre rapport à l’Église et aux sacrements. C’est pour l’Église que le Christ s’est livré. Il s’est offert pour sa purification et son perpétuel renouveau au fil des siècles jusqu’à son retour. On comprend alors pourquoi c’est dans le mystère de l’Église que l’on peut faire une véritable rencontre avec le Christ. Le cœur de cette rencontre est précisément la communion eucharistique, qui unit le fidèle au Christ dans son corps et son sang, mais également à toute l’Église universelle. L’ouvrage du père Joël Guibert est ainsi salvateur pour centrer l’expérience spirituelle chrétienne dans toute sa vérité, c’est à dire ancrée dans le Christ. Saint Paul nous rappelait déjà que le seul véritable maître devait être Jésus (1Co 3, 4 – 11) :

« Quand l’un de vous dit : « Moi, j’appartiens à Paul », et un autre : « Moi, j’appartiens à Apollos », n’est-ce pas une façon d’agir tout humaine ? Mais qui donc est Apollos ? qui est Paul ? Des serviteurs par qui vous êtes devenus croyants, et qui ont agi selon les dons du Seigneur à chacun d’eux. Moi, j’ai planté, Apollos a arrosé ; mais c’est Dieu qui donnait la croissance. Donc celui qui plante n’est pas important, ni celui qui arrose ; seul importe celui qui donne la croissance : Dieu. Celui qui plante et celui qui arrose ne font qu’un, mais chacun recevra son propre salaire suivant la peine qu’il se sera donnée. Nous sommes des collaborateurs de Dieu, et vous êtes un champ que Dieu cultive, une maison que Dieu construit. Selon la grâce que Dieu m’a donnée, moi, comme un bon architecte, j’ai posé la pierre de fondation. Un autre construit dessus. Mais que chacun prenne garde à la façon dont il contribue à la construction. La pierre de fondation, personne ne peut en poser d’autre que celle qui s’y trouve : Jésus Christ ».

Aleteia

A propos de admin