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Un chef-d’œuvre inestimable découvert dans une maison de retraite pour prêtres
Un chef-d’œuvre inestimable découvert dans une maison de retraite pour prêtres

Un chef-d’œuvre inestimable découvert dans une maison de retraite pour prêtres

La maison « Marie-Thérèse » qui accueille des prêtres à la retraite de plusieurs diocèses franciliens a fait une découverte étonnante. Un chef-d’oeuvre de l’artiste italien, Domenico Piola, se cachait dans ses murs.

La Maison Marie-Thérèse, belle bâtisse au cœur du XIVearrondissement de Paris, a été fondée il y a près de deux cents ans par Céleste de Chateaubriand, épouse du célèbre écrivain français. Depuis cette époque, la Maison accueille les prêtres âgés des diocèse de Paris, Créteil, Nanterre et Saint-Denis. Cet établissement tranquille a fait, au cours de l’année 2017, une découverte incroyable. Accrochée sur un mur et ignorée de tous se cachait l’œuvre d’un célèbre artiste italien du XVIIesiècle : Domenico Piola. La peinture représente le Repos de la Sainte Famille sur le chemin d’Égypte.

Une histoire de hasard

La Commission diocésaine d’Art Sacré — qui a pour objectif la sauvegarde et la mise en valeur des œuvres d’art artistique affectés ou possédés par le diocèse — a demandé, à la fin de l’année 2016, au galeriste Philippe Esteves Mendes de venir voir un tableau de Jean-Joseph Ansiaux (de 1823), accroché dans la chapelle de l’établissement afin d’en financer la restauration. La visite est l’occasion de lui monter une autre peinture d’un artiste anonyme représentant la Sainte Famille. Rapidement, le style et la qualité picturale lui font penser à l’école génoise du XVIIe siècle. Il ose même avancer le nom du célèbre peintre Domenico Piola, mais sans certitude.

Distinguant sur une toile fatiguée, quelques arabesques de chair potelée et un fourmillement de drapés savamment colorés, j’éclairais un instant le tableau : quelle ne fut pas ma surprise d’y déceler la main d’un génois qui ne semblait autre que Domenico Piola ! La découverte paraissait presque trop belle : par quel heureux hasard une œuvre de cette importance restait encore méconnue ? (Philippe E. Mendes).

Pour en avoir le cœur net, il fait appel à la grande spécialiste du peintre : Mary Newcome Schleier. L’intuition du galeriste était bonne, il s’agit bien d’un Domenico Piola. Enthousiaste face à cette découverte exceptionnelle, Philippe Esteves Mendes décide de financer la restauration de l’œuvre en plus du tableau d’Ansiaux. Pour mener à bien ce chantier, il fait appel à l’Atelier du Trois : le vernis, assombri avec le temps est refait et les couleurs retrouvent leur éclat d’origine.

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