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Interview exclusive de Catherine Labouré

Et si Catherine Labouré, la sainte qui voulait voir Marie, racontait dans une interview son histoire extraordinaire?

C’est l’idée originale de Sandra Toussaint qui, en s’inspirant du site de la chapelle de Notre-Dame de la Médaille Miraculeuse et du livret « Notre Dame de la Médaille Miraculeuse. Prières et textes » (Editions bénédictines, avril 2007), a mis en forme ce dialogue imaginaire qui fait revivre les événements de la Rue du Bac, à l’occasion d’un anniversaire… et de la fête de Marie, Mère de Dieu.

Zenit –  Catherine Labouré bonjour.

Catherine Labouré – Bonjour à tous les lecteurs de Zenit
 
Ce 31 décembre 2011 et nous fêtions le 135e anniversaire de votre naissance au Ciel. Comment avez-vous vécu ce jour-là ?

C’était un grand moment. Quand je suis arrivée, tout le monde m’attendait : Jésus, Marie, Joseph, Saint-Vincent-de-Paul et tous les autres. C’était la fête. Il y avait des anges partout et la musique était magnifique !!!

Vu la façon dont vous nous le racontez, cela donne envie d’y aller. Mais, qu’avez-vous fait sur la terre pour que l’on se souvienne de vous 135 ans plus tard ?

Moi, je n’ai absolument rien fait. Ou plutôt pas grand-chose. J’ai seulement fortement désiré voir la Sainte Vierge et aujourd’hui on m’appelle Sainte Catherine Labouré.

Eh bien racontez-nous tout !

En fait, tout à commencé  quand j’avais 24 ans. Je suis entrée au noviciat des Filles de la Charité rue du Bac à Paris. J’aimais beaucoup Saint Vincent-de-Paul. Je dois dire que c’était le prêtre de ma vocation.
Pour me remercier d’avoir  dit oui à la vie religieuse, le Seigneur m’a accordé la grâce d’accueillir les reliques de Saint Vincent-de-Paul qui ont été transférées dans notre chapelle le 25 avril 1830, soit quelques jours après mon arrivée au noviciat. C’était comme s’il m’avait attendue pour s’installer dans sa nouvelle maison.

Et depuis ce jour-là, vous avez une relation d’amitié avec Saint Vincent-de-Paul!

C’est plus que ça !!! Il y avait, et il y a encore ici, au Ciel, une grande complicité, une grande intimité entre nous. Il m’a même montré son cœur durant trois jours de suite. Je me souviens du deuxième jour. Il était rouge feu. Cela voulait dire qu’il fallait allumer la charité dans les cœurs. Il me semblait que toute la communauté devait se renouveler et s’étendre jusqu’aux extrémités du monde.
En voyant ce cœur, j’avais, moi-même le cœur brûlant d’amour.

Que s’est-il passé le 18 juillet 1830 ?

En fait, j’ai fait quelque chose de complètement fou que je ne conseille à personne. J’ai avalé une petite relique de Saint Vincent-de-Paul. Je voulais tellement voir la Sainte Vierge, que la veille de la fête de Saint Vincent-de-Paul, avant de me coucher,  j’ai avalé sa relique en espérant qu’il prierait très fort pour que cette grâce me soit accordée par le Seigneur.

Et puis ?

Et puis, je n’en revenais pas. Durant la nuit à 23h30, un petit ange, ou plutôt mon  ange gardien, est venu me chercher pour m’amener à la chapelle. Il m’a dit que la Sainte Vierge m’attendait à la chapelle.
J’avais tellement envie de la voir, que je n’ai posé aucune question et  je l’ai suivi sur le champ.
Nous sommes arrivés avant Elle. Quand Elle est apparue, dans un moment de panique, j’ai couru auprès d’elle et je me suis agenouillée sur les marches de l’autel, les mains sur ses genoux. Aujourd’hui encore, il m’est impossible d’expliquer ce que j’ai ressenti à ce moment-là.

Que vous a dit la Sainte Vierge ?

Elle m’a dit comment je devais me comporter envers mon directeur spirituel, la manière de me conduire dans mes peines… pour le reste, c’est un secret en Elle moi.
Mais elle m’a aussi dit que Dieu voulait me charger d’une mission. Que j’aurais beaucoup de peine et je devrais la surmonter en pensant que ce serait pour la gloire de Dieu. Elle m’a parlé de temps difficiles pour la France et de grands malheurs pour le monde entier. Et cela, je devais le dire à mon directeur.
Et puis Elle est partie.

Combien de temps votre conversation a-t-elle duré ?

Je ne pourrais pas vous le dire. C’était comme si le temps s’était arrêté.

La Sainte Vierge est-elle revenue?

Oui. Elle est revenue, un soir où je désirais tellement la revoir. C’était le 27 novembre 1830.
Mais cette fois, j’ai vu deux tableaux que quand j’étais en prière. Ils étaient magnifiques. La Sainte Vierge était belle. Une voix m’expliquait ce que cela voulait dire.
Sur le premier tableau que j’ai vu, elle tenait un globe doré, surmonté d’une petite croix, qui représentait le monde, la France et chaque personne en particulier.
Sur le deuxième tableau, il y avait des rayons qui jaillissaient de ses mains. Ces rayons sont les grâces qu’Elle obtient pour les hommes. Et autour du tableau, il y avait l’inscription « O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous ».
La voix me dit ensuite qu’il fallait faire fabriquer une médaille sur le modèle du deuxième tableau. C’est la fameuse médaille miraculeuse qui a fait des miracles dans la vie de beaucoup de personnes et qui en fait encore.
Mais qu’on ne s’y trompe pas, ce n’est pas la médaille qui est miraculeuse, c’est l’amour de jésus et de Marie. D’ailleurs, leurs deux cœurs sont au dos de la médaille.
Et puis au mois de décembre, Elle est venue me dire que je ne la reverrais plus et m’a encore montré le tableau de la médaille.

Catherine, vous aimez beaucoup la Sainte Vierge…

 Oh oui ! Et je l’aime depuis mon enfance. Vous savez, à la mort de maman, toute notre famille était plongée dans une profonde tristesse. Et moi je ne pouvais pas vivre sans maman. Alors je suis montée sur une chaise pour embrasser une statue de la Sainte Vierge et je lui ai dit « maintenant tu seras ma maman ».

Comment avez-vous vécu le fait d’avoir été choisie par le Seigneur pour cette mission?

En fait, je ne cherchais qu’à obéir. J’ai fait ce que j’avais à faire, c’est-à-dire tout raconter à mon directeur. C’est tout.

Vous n’avez pas été connue de votre temps ?

Et il n’en était pas question ! Après mon noviciat, j’ai été affectée à Reuilly où je me suis occupée de personnes âgées tout le reste de ma vie.

Chère Catherine, notre entretien touche à sa fin, que désirez-vous pour cette nouvelle année 2012 ?

A vrai dire j’ai un vieux rêve.
En arrivant au Ciel, j’ai regardé vers la terre et j’ai réalisé que la médaille s’était répandue miraculeusement dans le monde entier. C’était merveilleux !!!
Toutefois, je dois avouer que j’étais, quand même, frustrée, et je le suis encore, par le fait qu’au regard de la population mondiale, le nombre de ceux qui avaient reçu la grâce de la connaître était bien minime.
C’est alors qu’est arrivée mon amie Thérèse quelques années plus tard. Elle m’a dit qu’Elle voulait faire pleuvoir des pétales de rose sur la terre. Et moi, je lui ai répondu : « moi, je voudrais faire pleuvoir des médailles miraculeuses comme la manne au désert ».
Oui, c’est ce que je souhaite pour l’année 2012, une pluie de médailles miraculeuses sur la terre.

Catherine, merci. C’est sur cette belle espérance que nous nous quittons. Nous restons bien sûr en contact dans la communion des saints. Très belle fête de votre naissance au Ciel!

Merci à vous.

Propos recueillis par Sandra Toussaint
zenit

عن الاتحاد الكاثوليكي العالمي للصحافة - لبنان

عضو في الإتحاد الكاثوليكي العالمي للصحافة UCIP الذي تأسس عام 1927 بهدف جمع كلمة الاعلاميين لخدمة السلام والحقيقة . يضم الإتحاد الكاثوليكي العالمي للصحافة - لبنان UCIP – LIBAN مجموعة من الإعلاميين الناشطين في مختلف الوسائل الإعلامية ومن الباحثين والأساتذة . تأسس عام 1997 بمبادرة من اللجنة الأسقفية لوسائل الإعلام استمرارا للمشاركة في التغطية الإعلامية لزيارة السعيد الذكر البابا القديس يوحنا بولس الثاني الى لبنان في أيار مايو من العام نفسه. "أوسيب لبنان" يعمل رسميا تحت اشراف مجلس البطاركة والأساقفة الكاثوليك في لبنان بموجب وثيقة تحمل الرقم 606 على 2000. وبموجب علم وخبر من الدولة اللبنانية رقم 122/ أد، تاريخ 12/4/2006. شعاره :" تعرفون الحق والحق يحرركم " (يوحنا 8:38 ).