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La Fondation maronite dans le monde célèbre son 1er anniversaire

Étaient notamment présents les ministres Ziyad Baroud, représentant le chef de l'État, et Antoine Karam. Ainsi que les députés Neemetallah Abi Nasr, Ziyad Assouad, Michel Hélou, l'ancien député Samir Azar, Daoud el-Sayegh, représentant le Premier ministre désigné, Hyam Boustany, secrétaire générale de la fondation, l'abbé Bassile Hachem, supérieur du couvent, et une foule de personnalités.

Mgr Aboujaoudé, s'exprimant au nom du cardinal Sfeir, a rappelé dans son allocution que « Michel Eddé, grand patriote, anime à travers sa profonde culture un fort élan libanais et maronite que ses positions illustrent constamment avant, pendant et après qu'il fut ministre. Dans son indéfectible attachement au pays natal, il considère toujours le Liban comme étant une mère patrie pour ses enfants de toutes familles spirituelles et de toutes tendances politiques, dans un cadre national libanais authentique ». Le prélat a mis l'accent sur les efforts considérables déployés par l'ancien ministre, avec le concours de Bkerké, pour donner corps à la fondation. « D'autant plus nécessaire, selon ses termes, que l'on ne peut circonscrire la maronité au seul Liban. Elle englobe tous les membres de la communauté répandus par masses compactes dans le monde. La fondation œuvre à les rassembler et en resserrer les liens avec les résidents. Au sortir de l'abominable guerre intestine, nous n'aurions pas pu en amortir les dévastations sans l'aide de nos fils installés à l'étranger. En retour, la fondation entreprend de les assister dans les difficultés qu'ils peuvent rencontrer. » « Nous devons, a conclu Mgr Aboujaoudé, renouveler notre foi dans la patrie, dont la fondation, édifiée sur des bases solides, est l'un des piliers majeurs. »
Eddé
Michel Eddé a entamé son intervention par un mot de remerciement personnalisé, adressé à l'organisateur comme aux participants, soulignant qu'une personne « sans amis est comme un oiseau sans ailes ». Allant plus loin dans le même esprit, il a rendu hommage au patriarche Sfeir, « le visionnaire, qui a pris l'initiative de créer la Fondation maronite dans le monde ». Il n'a pas omis non plus de mettre l'accent sur le « dévouement des cadres et de tous ceux qui contribuent à activer la fondation, à en promouvoir la présence, ainsi que la coexistence, la liberté et la démocratie, et cela à travers la gestion des affaires de la diaspora communautaire, en son lien organique avec son Église mère ainsi qu'avec la mère patrie. La cadre de l'action, son mouvement, sont maronites, mais l'objectif a pour nom Liban ».

Les épreuves
Soulignant que les maronites émigrés aux quatre coins du monde sont infiniment plus nombreux que les résidents, Michel Eddé a évoqué les vagues successives d'exodes des chrétiens libanais, depuis le XIXe siècle, et leurs causes, « principalement les guerres qui se sont produites sur le sol libanais, intestines et autres, ou dans la région, en passant par la constante agression d'Israël contre notre pays ». Il a également mentionné, comme motif de départ, l'instabilité politique et sécuritaire interne, ainsi que l'accumulation des crises socio-économiques.
Il a relevé ensuite que les chrétiens en général, et les maronites en particulier, se trouvent plus exposés, en cas d'émigration, que leurs compatriotes musulmans au risque de l'intégration totale dans les pays hôtes, donc de détachement de la mère patrie. Assimilation facilitée par la pratique religieuse des rites chrétiens localisés, catholiques (entendre latins) ou grecs-orthodoxes, selon les cas. « À cela s'ajoutent le mariage et la maîtrise des langues. Dès lors, l'on voit rarement les chrétiens libanais, maronites en tête, se regrouper, s'organiser en tant que collectivité distincte. Alors que, lorsque la destination est occidentale, la religion musulmane constitue pour ses adeptes libanais émigrés un bouclier contre la dissolution dans le tissu d'accueil. Ils se marient relativement peu avec des personnes non musulmanes. Ils sont beaucoup plus portés à se connecter entre eux et à former des groupes solidaires », a-t-il ajouté.

La nationalité
« Nécessaire pour enrayer la déperdition par l'intégration ailleurs, la fondation l'est encore plus pour préserver, par l'apport de la partie excentrée de la population, le tissu national. La préserver contre des déséquilibres, des disparités qui, en fin de compte, portent préjudice à l'ensemble des composantes, communautaires ou autres, du Liban. Là se pose le lourd problème de la nationalité », a dit l'ancien ministre.
« Du simple fait, a-t-il observé, qu'un ensemble déterminé d'émigrés ne peut garder, ou récupérer, sa nationalité libanaise comme d'enregistrer conjoints et progéniture, alors que la procédure est loisible pour d'autres groupes, nous nous retrouvons au cœur de la faille, d'un danger saillant. »
Michel Eddé a rappelé que la première vague d'émigration, à la fin du XIXe siècle, était presque totalement chrétienne, et surtout maronite. « Les lois en vigueur à l'époque dans les pays ou continents d'accueil interdisaient à l'immigrant qui en obtenait la nationalité de garder la sienne d'origine et de la transmettre à sa descendance. Cette barrière n'a été levée qu'il y a quelque temps. Elle rend toujours difficile l'obtention des documents requis pour la récupération de la nationalité libanaise. D'autant qu'il existe des difficultés logistiques et administratives, comme l'insuffisance des consulats dans certains pays hôtes », a-t-il dit.

Prévention
Partant de ces considérations, l'ancien ministre a condensé les problèmes concomitants : la fusion sociative des membres émigrés de l'Église maronite dans les pays d'accueil, la perte de leur sens de l'appartenance libanaise et communautaire, et le déséquilibre radical qui frappe, par voie de conséquence, la mosaïque interne. Il a dès lors développé cette mise en garde : « Si l'Église maronite ne parvient pas à sauvegarder la jonction constante de ses fils expatriés avec elle, avec son patriarcat unificateur et avec la mère patrie, la maronité, les maronites, et avec eux le Liban, se trouveraient menacés de disparition. »
Cela étant, Michel Eddé a précisé que les objectifs de la Fondation maronite dans le monde sont d'ordre national et non sectaire. Son principal souci est de préserver la vérité et la spécificité d'un Liban bâti sur la diversité et non sur l'uniformité, l'homogénéité religieuse. « Les racines du Liban, son immunité de continuité et de pérennité résident dans cette grâce que constituent la diversité religieuse, la coexistence et le régime parlementaire démocratique. Un régime qui permet la représentation de toutes les familles spirituelles et la participation de tous, comme le certifient Taëf et la Constitution qui en découle. Étant entendu que la parité entre chrétiens et musulmans doit rester égale, quels que soient les nombres démographiques », a-t-il relevé.
« La démocratie bien comprise est avant tout, a rappelé Michel Eddé, le droit à la différence, dans l'acceptation et le respect d'autrui. C'est là l'essence même de la formule libanaise. Sujette cependant, de temps à autre, à l'autoflagellation sous prétexte qu'il faut condamner un régime haïssable de confessionnalisme politique. Alors que les familles spirituelles libanaises sont convenues de tisser la coexistence dans la variété acceptée depuis plus de 13 siècles. Formule qui est la démocratie même. On voit en effet que des nations homogènes ethniquement et religieusement par le passé, et qui se considèrent comme profondément démocratiques, commencent à se trouver en proie à des conflits aigus. Essentiellement parce qu'elles ne parviennent pas à s'acclimater et à vivre avec des minorités islamiques en expansion chez elles et qui sont naturalisées. Parallèlement, des nations islamiques ne parviennent pas, de leur côté, à s'adapter à des minorités chrétiennes présentes chez elles. Dès lors la formule libanaise apparaît comme un modèle universel, un exemple à suivre, comme l'avait souligné Jean-Paul II. »
Et Michel Eddé de conclure que les dérives de la pratique « doivent être corrigées par un surcroît de démocratie et de défense de l'État de droit ».

عن الاتحاد الكاثوليكي العالمي للصحافة - لبنان

عضو في الإتحاد الكاثوليكي العالمي للصحافة UCIP الذي تأسس عام 1927 بهدف جمع كلمة الاعلاميين لخدمة السلام والحقيقة . يضم الإتحاد الكاثوليكي العالمي للصحافة - لبنان UCIP – LIBAN مجموعة من الإعلاميين الناشطين في مختلف الوسائل الإعلامية ومن الباحثين والأساتذة . تأسس عام 1997 بمبادرة من اللجنة الأسقفية لوسائل الإعلام استمرارا للمشاركة في التغطية الإعلامية لزيارة السعيد الذكر البابا القديس يوحنا بولس الثاني الى لبنان في أيار مايو من العام نفسه. "أوسيب لبنان" يعمل رسميا تحت اشراف مجلس البطاركة والأساقفة الكاثوليك في لبنان بموجب وثيقة تحمل الرقم 606 على 2000. وبموجب علم وخبر من الدولة اللبنانية رقم 122/ أد، تاريخ 12/4/2006. شعاره :" تعرفون الحق والحق يحرركم " (يوحنا 8:38 ).