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La justice entame son investigation sur la mort du journaliste de la NTV

Le décès du cameraman de la NTV, Ali Chaabane, visé par des tirs en provenance du territoire syrien au niveau de la frontière du côté de Wadi Khaled a continué de susciter des réactions de mécontentement dans les milieux politiques.

S’étant engagé il y a quelques jours à suivre de près l’affaire avec les autorités syriennes, le chef de l’État, Michel Sleiman, a reçu hier l’ambassadeur Ali Abdelkarim Ali, avec lequel il a évoqué l’incident tragique qui s’est produit à la frontière syro-libanaise avec l’équipe de journalistes de la NTV et la mort de l’un d’entre eux, Ali Chaabane. M. Sleiman a informé le diplomate des mesures qui vont être prises dans le cadre de l’affaire.
Sur le terrain, l’enquête judiciaire a commencé. L’avocat général près la cour d’appel, le juge Tarek Bitar, s’est ainsi rendu à Machta Hassan, près de Wadi Khaled, pour recueillir les témoignages des habitants et des forces de l’ordre ainsi que du service d’anthropométrie qui a déjà établi son rapport.

Le secrétaire général du Comité supérieur syro-libanais Nasri Khoury a indiqué pour sa part qu’il suivait l’enquête syrienne, assurant qu’il informera le chef de l’État, Michel Sleiman, de l’ensemble des informations obtenues auprès des autorités de Damas qui, a-t-il dit, sont prêtes à relancer l’enquête de leur côté si la partie libanaise détient des données susceptibles d’éclairer l’affaire.
De son côté, le secrétaire général du parti Baas au Liban, Fayez Chokr, qui a rencontré le président syrien Bachar el-Assad, a rapporté que ce dernier a fait part de son souhait de voir cette affaire élucidée. Le président syrien a en outre indiqué que cette affaire ne saurait être séparée de l’intérêt qu’il porte aux journalistes qui représentent un quatrième pouvoir capable de refléter la vérité à l’heure où la Syrie fait l’objet d’une attaque internationale, selon M. Chokr.
Pour sa part, la direction de l’armée a annoncé hier dans un communiqué avoir entamé l’investigation sur le terrain pour essayer de déterminer les circonstances de la mort du jeune journaliste, soulignant en outre avoir pris contact avec la partie syrienne, par le biais du comité militaire conjoint, afin de clarifier ce qui s’est passé et de définir les responsabilités en vue notamment de prévenir à l’avenir des incidents de ce type, susceptibles d’accroître la tension. Tout en exprimant ses regrets pour ce qui s’est passé, l’armée a insisté sur la nécessité pour les citoyens et les journalistes de se conformer aux directives de l’institution militaire et de coordonner à l’avance leurs déplacements dans les zones à risques afin que la troupe puisse intervenir rapidement.

La commission parlementaire de l’Information
Lors de la réunion de la commission parlementaire de l’Information et des Télécommunications, le député du Hezbollah, Hassan Fadlallah, a présenté ses condoléances aux Libanais en général et au corps des journalistes plus particulièrement, ainsi qu’à l’équipe de la NTV. Évoquant le décès de Ali Chaabane, M. Fadlallah a indiqué qu’il se tenait aux côtés de l’institution médiatique concernée, soulignant que les députés suivent de près les mesures décidées par le gouvernement, d’autant que « cette affaire est désormais aux mains de la justice, et requièrent des données qui doivent être livrées par des parties officielles ». Et d’ajouter que ce dossier a été examiné sous tous ses angles par les membres de la commission, qui a appelé le gouvernement à multiplier les efforts en vue de clarifier les circonstances de l’incident.
« Nous prendrons ensuite la position adéquate à la lumière des données qui nous seront fournies », a-t-il dit, avant de rappeler que la commission est en faveur de la liberté d’expression et de la presse.
À son tour, le député du bloc du Futur, Ammar Houry, a estimé que le journaliste de la NTV est « un martyr de tout le Liban ». Dénonçant « ce crime odieux », le député a réitéré sa demande auprès du gouvernement l’incitant à convoquer l’ambassadeur de Syrie pour lui exprimer « sur un ton ferme » le mécontentement profond des autorités libanaises. « Il n’est pas permis de tirer des coups de feu pendant des heures, que des journalistes soient directement visés et de proclamer ensuite que l’on ignore d’où provenaient ces tirs », a-t-il dit. Selon lui, le témoignage de ceux qui ont survécu à l’incident et les images montrées à la télévision sont bien plus convaincants que n’importe quelle enquête.
Commentant la réunion de la commission parlementaire, la chaîne NTV a fait part de divergences qui sont apparues entre les députés, certains ayant réclamé que les membres de la commission expriment une position en faveur de l’enquête en cours qui doit apporter un éclairage sur ce qui s’est passé, alors que les députés du 14 Mars ont clairement réclamé la convocation de l’ambassadeur de Syrie car la vérité, selon eux, « est claire comme le jour ».
Le chef du Parti national libéral, le député Dory Chamoun, a regretté la mort du journaliste Ali Chaabane, soulignant que le régime Assad n’a jamais respecté au cours de son mandat les droits de l’homme. Commentant par ailleurs la déclaration faite par le directeur du conseil d’administration de la NTV, Tahsine Khayat, qui avait fait allusion « à des menaces syriennes », le député a estimé qu’il s’agit d’une prise de position avancée en matière de droit et de justice. Rappelant que M. Khayat avait longuement soutenu le régime de Damas et ses alliés libanais dans le camp du 8 Mars, le député a indiqué qu’il a fini par « découvrir la réalité éclatante après l’assassinat d’un de ses journalistes et le fait que ce régime ne connaît que le langage de la violence, des assassinats et de la destruction ». Le député a invité le gouvernement libanais à « prendre une position ferme à l’égard des agressions et incursions syriennes continues dans plus d’une région », regrettant au passage la politique de l’autruche pratiquée par l’exécutif dès qu’il s’agit de la Syrie.
Le député de la Jamaa islamiya, Imad el-Hout, a considéré pour sa part que le décès de Ali Chaabane aux mains des forces syriennes « n’est pas le premier du genre », dénonçant au passage le mutisme dont fait preuve le gouvernement au sujet de ces agressions.
Le ministre aouniste, Gaby Layoun, a appelé quant à lui les forces de l’ordre à œuvrer afin de contrôler les frontières en vue d’empêcher la réédition de tels incidents.
Pour sa part, le secrétaire général du mouvement des Nassériens indépendants, le général Moustapha Hamdane, a salué la position exprimée par la famille de Ali Chaabane, qui, a-t-il dit, a empêché que soit exploité le sang de leur fils à des fins politiques. L’officier, qui a dénoncé le fait que l’équipe de la NTV a été visée par les coups de feu, a insisté sur la nécessité de déterminer les responsabilités dans cette affaire. Il a en outre invité les ministres « nationaux » à ne pas se soumettre « au terrorisme intellectuel et à l’exploitation politique qui en découle ». Et de les appeler à faire face également à toute tentative d’ingérence dans les affaires syriennes sous le prétexte d’actions humanitaires.
Dans un communiqué, le président du Front de la liberté, Fouad Abounader, a souligné que la vague de mécontentement suscitée des suites du décès du journaliste montre l’ampleur de la colère ressentie par les Libanais du fait des agressions syriennes contre le Liban et des atteintes à sa souveraineté, qui sont commises sous divers prétextes. Il a rappelé qu’il revient à l’État de prendre les mesures nécessaires pour protéger ses frontières.
Par ailleurs, le commissaire du gouvernement près le tribunal militaire, le juge Sakr Sakr, a engagé des poursuites hier contre quatre personnes dont un Syrien, qui a été arrêté pour tentative de vente et de trafic d’armes en Syrie. Des poursuites ont également été engagées contre le prévenu Moustapha Jamil Z. pour contact et collaboration avec l’ennemi. Les deux affaires ont été déférées devant le premier juge d’instruction.

 
L'orient le jour

عن الاتحاد الكاثوليكي العالمي للصحافة - لبنان

عضو في الإتحاد الكاثوليكي العالمي للصحافة UCIP الذي تأسس عام 1927 بهدف جمع كلمة الاعلاميين لخدمة السلام والحقيقة . يضم الإتحاد الكاثوليكي العالمي للصحافة - لبنان UCIP – LIBAN مجموعة من الإعلاميين الناشطين في مختلف الوسائل الإعلامية ومن الباحثين والأساتذة . تأسس عام 1997 بمبادرة من اللجنة الأسقفية لوسائل الإعلام استمرارا للمشاركة في التغطية الإعلامية لزيارة السعيد الذكر البابا القديس يوحنا بولس الثاني الى لبنان في أيار مايو من العام نفسه. "أوسيب لبنان" يعمل رسميا تحت اشراف مجلس البطاركة والأساقفة الكاثوليك في لبنان بموجب وثيقة تحمل الرقم 606 على 2000. وبموجب علم وخبر من الدولة اللبنانية رقم 122/ أد، تاريخ 12/4/2006. شعاره :" تعرفون الحق والحق يحرركم " (يوحنا 8:38 ).