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Le « VatiLeaks » prend une nouvelle tournure

Le Saint-Siège nie l’implication d’un cardinal, alors que la presse italienne évoque une large conspiration. Le « VatiLeaks » a pris une nouvelle tournure hier après que la presse italienne eut révélé qu’au moins un prince de l’Église

 faisait partie des personnes soupçonnées d’être à l’origine des fuites.
« Je démens catégoriquement qu’un cardinal, italien ou pas, soit suspect », a déclaré le porte-parole du Vatican, le père Federico Lombardi, lors d’une conférence de presse. « Il (le pape) sait que la Curie romaine traverse une situation délicate. Il continue de rester sur le chemin de la sérénité, sa foi et sa morale le placent au-dessus de la mêlée », a-t-il ajouté. Lombardi a ainsi tenté d’atténuer la portée du scandale, qui fait les gros titres de la presse transalpine, soulignant que les luttes intestines étaient « exagérées ». Le porte-parole a toutefois reconnu que cette crise pouvait porter atteinte à l’image du Saint-Siège.

Ces informations sont parues hier dans la presse après une série de remous. En effet, en l’espace d’une semaine, le Vatican a dû affronter l’arrestation du majordome des appartements pontificaux, le limogeage du président de l’Institut des œuvres religieuses (IOR, la banque du Vatican) et la publication du livre Sua Santità, le carte segrete di Benedetto XVI (Sa Sainteté, les dossiers secrets de Benoît XVI), qui révèle les conspirations présumées entre cardinaux. Et d’après les médias transalpins, citant des personnes affirmant avoir fait circuler les documents confidentiels, le majordome n’est qu’un bouc émissaire qui paye pour les autres, évoquant donc une conspiration beaucoup plus large. « Il y a des cardinaux qui sont à l’origine des fuites, mais le secrétariat d’État ne pouvait pas en parler, alors ils ont arrêté le majordome, Paolo (Gabriele), qui a seulement remis des lettres pour d’autres personnes », pouvait-on par exemple lire dans La Repubblica, citant une personne à l’origine des fuites. « Il n’a pas volé les documents. Son rôle était de les remettre », ajoutait La Stampa, citant aussi un des auteurs des fuites. Il est important de rappeler dans ce contexte que le secrétariat d’État est dirigé par le cardinal Tarcisio Bertone, considéré comme le « Premier ministre » du Vatican et bras droit de Benoît XVI, âgé de 85 ans, étant donné que pour certains, le « VatiLeaks » est en réalité une lutte au grand jour pour le pouvoir entre ses partisans et ses détracteurs.
Ainsi, le scandale porte sur une série de documents communiqués à des médias italiens en janvier et février derniers. Il a entraîné la publication dans la presse de plusieurs documents sensibles faisant état de corruption et de mauvaise gestion au Vatican. Parmi ces documents figurent des lettres adressées personnellement au pape par l’archevêque Carlo Maria Vigano, ancien numéro deux des services administratifs du Vatican et depuis octobre nonce apostolique (ambassadeur) à Washington. D’autres pièces évoquent des conflits internes concernant l’IOR, dont le président, Ettore Gotti Tedeschi, a été accusé de « mauvaise gouvernance ». Benoît XVI, qui a célébré hier la Pentecôte dans un climat de morosité, s’est dit « affligé » d’avoir été trahi par un membre de son entourage proche. Selon les détracteurs du pape, ce scandale est dû en partie à la personnalité de Benoît XVI, à sa mauvaise gouvernance et aux affaires présumées de corruption.
Gianluigi Nuzzi, le journaliste italien qui a publié le livre et a été le destinataire des nombreuses fuites, a pour sa part critiqué hier l’arrestation du majordome. « Arrêter des gens (…) et les traiter comme des délinquants pour qu’ils ne transmettent plus d’informations authentiques à des journaux causeraient un tollé dans de nombreux pays. Il y aurait sûrement une pétition appelant à leur libération », estime le journaliste.
Samedi, en tout cas, le Vatican a annoncé que l’enquête allait continuer « jusqu’à ce qu’une connaissance suffisante du contexte de la situation ait été acquise », ce qui signifie, selon un responsable vaticanais, que les magistrats cherchent à déterminer si Paolo Gabriele a agi seul ou avec des complices. En attendant, le majordome est passible d’une peine de 30 ans de prison pour avoir possédé illégalement des documents appartenant à un chef d’État. S’il est reconnu coupable, il sera vraisemblablement détenu dans une prison italienne à la suite d’un accord entre l’Italie et le Vatican. Son avocat Carlo Fusco a dit que son client était « très serein et tranquille », et qu’il avait pu recevoir la visite de sa femme et assister à une messe hier.

 
L'orient le jour

عن الاتحاد الكاثوليكي العالمي للصحافة - لبنان

عضو في الإتحاد الكاثوليكي العالمي للصحافة UCIP الذي تأسس عام 1927 بهدف جمع كلمة الاعلاميين لخدمة السلام والحقيقة . يضم الإتحاد الكاثوليكي العالمي للصحافة - لبنان UCIP – LIBAN مجموعة من الإعلاميين الناشطين في مختلف الوسائل الإعلامية ومن الباحثين والأساتذة . تأسس عام 1997 بمبادرة من اللجنة الأسقفية لوسائل الإعلام استمرارا للمشاركة في التغطية الإعلامية لزيارة السعيد الذكر البابا القديس يوحنا بولس الثاني الى لبنان في أيار مايو من العام نفسه. "أوسيب لبنان" يعمل رسميا تحت اشراف مجلس البطاركة والأساقفة الكاثوليك في لبنان بموجب وثيقة تحمل الرقم 606 على 2000. وبموجب علم وخبر من الدولة اللبنانية رقم 122/ أد، تاريخ 12/4/2006. شعاره :" تعرفون الحق والحق يحرركم " (يوحنا 8:38 ).