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Les chefs religieux prônent la formation d’une commission juridique pour protéger les religions

Un sommet interreligieux s’est tenu hier à Bkerké, au cours duquel les « résultats constructifs » de la visite du pape Benoît XVI au Liban ont été discutés.

Les chefs des différentes communautés religieuses du Liban, ou leurs représentants, se sont réunis hier au siège du patriarcat maronite à Bkerké. Les trois grands sujets abordés au cours de cette réunion étaient les résultats de la visite du pape Benoît XVI au Liban du 14 au 16 septembre, le film anti-islam dont des extraits passent actuellement sur YouTube et la situation socio-économique préoccupante.
Au sujet du film qui porte atteinte au prophète Mohammad, les chefs religieux, dans leur communiqué final, l’ont fermement condamné, estimant « qu’une attaque contre n’importe quelle confession constitue une attaque contre toutes les religions ». Ils ont néanmoins tout autant dénoncé « les réactions violentes (au film) qui ont fait des victimes innocentes et qui ont été dirigées contre les chrétiens et des lieux de culte dans certains pays ».
Les chefs spirituels ont appelé les Nations unies, la Ligue arabe et les différentes organisations mondiales concernées à prendre une décision contre l’exploitation à mauvais escient de la liberté d’expression, les appelant à adopter des résolutions qui interdisent la diffamation à l’égard des religions et les menaces contre la paix civile. Les dignitaires religieux ont décidé de former un comité de juristes spécialisés afin de préparer un texte qui préserverait les religions. Le Comité islamo-chrétien pour le dialogue a été chargé de suivre cette affaire, selon le communiqué.
Pour sa part, à l’ouverture du sommet, le patriarche maronite Béchara Raï a déclaré que le film islamophobe porte atteinte « non seulement aux musulmans et au Prophète » mais également aux chrétiens. « Nous n’allons pas nous contenter (lors de ce sommet) de condamner (ce film), a-t-il ajouté. Nous allons appeler la communauté internationale à émettre une loi onusienne interdisant de dénigrer les religions. »

Diffuser l’Exhortation apostolique
Tous les participants à la réunion d’hier ont par ailleurs exprimé leur satisfaction au sujet des résultats positifs de la visite du pape, une visite « qui a consacré le Liban comme pays sûr et ouvert aux diverses cultures et religions, le meilleur endroit pour la signature de l’Exhortation apostolique pour le Moyen-Orient », souligne le communiqué du sommet. Les différents chefs religieux ont convenu d’œuvrer ensemble à diffuser ce texte auprès des Libanais et à le transmettre aux chefs communautaires des pays environnants.
Les dignitaires religieux se sont attardés sur le sens du message du pape Benoît XVI aux Libanais, qui a rappelé que « le Liban est avant tout un espace d’interaction et de dialogue autour d’une civilisation de paix et de diversité dans l’unité, et non une scène de discorde ». « Malgré la situation libanaise interne et les inquiétudes liées aux développements dans la région, le Saint-Père continue de considérer le Liban comme porteur d’un message historique et civilisationnel au monde entier, surtout en ce qui concerne le dialogue des civilisations et des religions », poursuit le texte.

« Éviter l’effondrement total »
Enfin, la réunion a porté sur la situation socio-économique qui s’aggrave au Liban, selon le communiqué final : l’accroissement de la dette publique, la cherté de vie, la baisse des revenus, l’aggrandissement du cercle de la pauvreté. Les chefs religieux ont dénoncé « les actes extrémistes qui résultent de l’aggravation de la situation socio-économique, tels les agressions, les vols ou encore les enlèvements », rendant hommage « aux efforts des forces de l’ordre » et appelant celles-ci « à se montrer encore plus fermes dans l’application des lois ».
Les participants à la réunion d’hier ont considéré la situation au Liban comme assez grave pour demander à l’État de « prendre les mesures nécessaires pour éviter l’effondrement total ». Aux hommes politiques, les chefs communautaires ont demandé de « faire baisser les tensions politiques et sécuritaires, et d’instaurer un climat de tranquillité et de confiance dans le pays et dans l’avenir ».
En conclusion, ils ont prôné « l’adoption d’une politique socio-économique qui se fonde sur un système de taxation plus équitable, qui assure les services liés au développement à l’intention des catégories sociales et des régions défavorisées, qui trouve des emplois aux nouveaux diplômés, qui encourage les investissements dans des projets productifs, qui donne un nouvel impact aux exportations et, en gros, qui mette des limites au chômage et à l’émigration ».
Dans son discours en début de réunion, le patriarche Raï avait estimé que « la situation socio-économique du pays est insoutenable (…), nous devons mettre un terme à cette détérioration car si l’économie s’effondre, tout s’effondrera ».

 
L'orient le jour

عن الاتحاد الكاثوليكي العالمي للصحافة - لبنان

عضو في الإتحاد الكاثوليكي العالمي للصحافة UCIP الذي تأسس عام 1927 بهدف جمع كلمة الاعلاميين لخدمة السلام والحقيقة . يضم الإتحاد الكاثوليكي العالمي للصحافة - لبنان UCIP – LIBAN مجموعة من الإعلاميين الناشطين في مختلف الوسائل الإعلامية ومن الباحثين والأساتذة . تأسس عام 1997 بمبادرة من اللجنة الأسقفية لوسائل الإعلام استمرارا للمشاركة في التغطية الإعلامية لزيارة السعيد الذكر البابا القديس يوحنا بولس الثاني الى لبنان في أيار مايو من العام نفسه. "أوسيب لبنان" يعمل رسميا تحت اشراف مجلس البطاركة والأساقفة الكاثوليك في لبنان بموجب وثيقة تحمل الرقم 606 على 2000. وبموجب علم وخبر من الدولة اللبنانية رقم 122/ أد، تاريخ 12/4/2006. شعاره :" تعرفون الحق والحق يحرركم " (يوحنا 8:38 ).

Les chefs religieux prônent la formation d’une commission juridique pour protéger les religions

Un sommet interreligieux s’est tenu hier à Bkerké, au cours duquel les « résultats constructifs » de la visite du pape Benoît XVI au Liban ont été discutés.

Les chefs des différentes communautés religieuses du Liban, ou leurs représentants, se sont réunis hier au siège du patriarcat maronite à Bkerké. Les trois grands sujets abordés au cours de cette réunion étaient les résultats de la visite du pape Benoît XVI au Liban du 14 au 16 septembre, le film anti-islam dont des extraits passent actuellement sur YouTube et la situation socio-économique préoccupante.
Au sujet du film qui porte atteinte au prophète Mohammad, les chefs religieux, dans leur communiqué final, l’ont fermement condamné, estimant « qu’une attaque contre n’importe quelle confession constitue une attaque contre toutes les religions ». Ils ont néanmoins tout autant dénoncé « les réactions violentes (au film) qui ont fait des victimes innocentes et qui ont été dirigées contre les chrétiens et des lieux de culte dans certains pays ».
Les chefs spirituels ont appelé les Nations unies, la Ligue arabe et les différentes organisations mondiales concernées à prendre une décision contre l’exploitation à mauvais escient de la liberté d’expression, les appelant à adopter des résolutions qui interdisent la diffamation à l’égard des religions et les menaces contre la paix civile. Les dignitaires religieux ont décidé de former un comité de juristes spécialisés afin de préparer un texte qui préserverait les religions. Le Comité islamo-chrétien pour le dialogue a été chargé de suivre cette affaire, selon le communiqué.
Pour sa part, à l’ouverture du sommet, le patriarche maronite Béchara Raï a déclaré que le film islamophobe porte atteinte « non seulement aux musulmans et au Prophète » mais également aux chrétiens. « Nous n’allons pas nous contenter (lors de ce sommet) de condamner (ce film), a-t-il ajouté. Nous allons appeler la communauté internationale à émettre une loi onusienne interdisant de dénigrer les religions. »

Diffuser l’Exhortation apostolique
Tous les participants à la réunion d’hier ont par ailleurs exprimé leur satisfaction au sujet des résultats positifs de la visite du pape, une visite « qui a consacré le Liban comme pays sûr et ouvert aux diverses cultures et religions, le meilleur endroit pour la signature de l’Exhortation apostolique pour le Moyen-Orient », souligne le communiqué du sommet. Les différents chefs religieux ont convenu d’œuvrer ensemble à diffuser ce texte auprès des Libanais et à le transmettre aux chefs communautaires des pays environnants.
Les dignitaires religieux se sont attardés sur le sens du message du pape Benoît XVI aux Libanais, qui a rappelé que « le Liban est avant tout un espace d’interaction et de dialogue autour d’une civilisation de paix et de diversité dans l’unité, et non une scène de discorde ». « Malgré la situation libanaise interne et les inquiétudes liées aux développements dans la région, le Saint-Père continue de considérer le Liban comme porteur d’un message historique et civilisationnel au monde entier, surtout en ce qui concerne le dialogue des civilisations et des religions », poursuit le texte.

« Éviter l’effondrement total »
Enfin, la réunion a porté sur la situation socio-économique qui s’aggrave au Liban, selon le communiqué final : l’accroissement de la dette publique, la cherté de vie, la baisse des revenus, l’aggrandissement du cercle de la pauvreté. Les chefs religieux ont dénoncé « les actes extrémistes qui résultent de l’aggravation de la situation socio-économique, tels les agressions, les vols ou encore les enlèvements », rendant hommage « aux efforts des forces de l’ordre » et appelant celles-ci « à se montrer encore plus fermes dans l’application des lois ».
Les participants à la réunion d’hier ont considéré la situation au Liban comme assez grave pour demander à l’État de « prendre les mesures nécessaires pour éviter l’effondrement total ». Aux hommes politiques, les chefs communautaires ont demandé de « faire baisser les tensions politiques et sécuritaires, et d’instaurer un climat de tranquillité et de confiance dans le pays et dans l’avenir ».
En conclusion, ils ont prôné « l’adoption d’une politique socio-économique qui se fonde sur un système de taxation plus équitable, qui assure les services liés au développement à l’intention des catégories sociales et des régions défavorisées, qui trouve des emplois aux nouveaux diplômés, qui encourage les investissements dans des projets productifs, qui donne un nouvel impact aux exportations et, en gros, qui mette des limites au chômage et à l’émigration ».
Dans son discours en début de réunion, le patriarche Raï avait estimé que « la situation socio-économique du pays est insoutenable (…), nous devons mettre un terme à cette détérioration car si l’économie s’effondre, tout s’effondrera ».

 
L'orient le jour

عن الاتحاد الكاثوليكي العالمي للصحافة - لبنان

عضو في الإتحاد الكاثوليكي العالمي للصحافة UCIP الذي تأسس عام 1927 بهدف جمع كلمة الاعلاميين لخدمة السلام والحقيقة . يضم الإتحاد الكاثوليكي العالمي للصحافة - لبنان UCIP – LIBAN مجموعة من الإعلاميين الناشطين في مختلف الوسائل الإعلامية ومن الباحثين والأساتذة . تأسس عام 1997 بمبادرة من اللجنة الأسقفية لوسائل الإعلام استمرارا للمشاركة في التغطية الإعلامية لزيارة السعيد الذكر البابا القديس يوحنا بولس الثاني الى لبنان في أيار مايو من العام نفسه. "أوسيب لبنان" يعمل رسميا تحت اشراف مجلس البطاركة والأساقفة الكاثوليك في لبنان بموجب وثيقة تحمل الرقم 606 على 2000. وبموجب علم وخبر من الدولة اللبنانية رقم 122/ أد، تاريخ 12/4/2006. شعاره :" تعرفون الحق والحق يحرركم " (يوحنا 8:38 ).