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Les médias pris pour cible dans la tourmente libanaise

« Il n'y a aucun respect pour les médias, ce qui n'est pas surprenant. De nombreux organes de presse sont les vecteurs de la propagande politique. Il est logique qu'ils soient pris pour cible », a déclaré Wissam Charaf, journaliste à Beyrouth, lors d'un entretien avec APN,

suite aux nombreuses attaques subies par les médias au cours des affrontement de la semaine dernière au Liban. La majorité des organes de presse pris pour cible sont des agences progouvernementales. Plusieurs journalistes auraient été blessés et de nombreux reporters affirment qu'ils ont été victimes de harcèlement et de menaces en raison de leur profession.
Organes de presse et journalistes ont été victimes d'attaques lors des violents affrontements qui ont opposé les factions progouvernementales et groupes d'opposition la semaine dernière au Liban, affrontements au cours desquels 60 personnes ont trouvé la mort et environ 200 personnes ont été blessées. 
Tôt dans la matinée du vendredi 9 mai, des hommes armés du Hezbollah et des groupes alliés de l'opposition ont encerclé les bureaux de la chaîne Future TV à Beyrouth Ouest, interrompu la diffusion des programmes et ouvert le feu sur le bâtiment avec des lance-roquettes antichar et des mitraillettes. Peu après, les locaux du journal Al-Moustakbal (Futur en Arabe) et de Future News, une toute récente chaîne d'informations en continu par satellite, également à Beyrouth Ouest, ont été attaqués à leur tour. Le groupe Future Media appartient au député Saad Hariri, chef de la majorité parlementaire libanaise soutenue par les Etats-Unis, et fils de feu l'ancien premier Ministre Rafik Hariri.
On pouvait voir des nuages de fumée s'élever du bâtiment de Future TV dans le quartier Raouche, à Beyrouth Ouest, suite à l'incendie provoqué par les tirs des partisans du parti nationaliste antigouvernemental libano-syrien. 
« Des hommes armés ont encerclé le bâtiment, se sont introduits dans le garage et ont exigé l'interruption de la diffusion des programmes sous la menace des armes », a déclaré à l'AFP Nadim Munla, directeur de la chaîne Future News.
D'après certains observateurs, la chaîne de radio arménienne Sevan, qui appartient au Mouvement Future, et la chaîne de radio Al Sharq ont également été obligées d'interrompre la diffusion de leurs programmes dans la matinée de vendredi, suite à l'attaque de leurs locaux. Les responsables du site web March 14  ont déclaré avoir reçu des menaces de la part du Hezbollah, mais ils ont décidé de poursuivre la publication de leurs articles. 
La réaction des journalistes libanais révoltés et des militants de la société civile indignés ne s'est pas fait attendre. Samedi, aux environs de 5 h du matin, un message appelant à une action de solidarité a commencé à circuler sur les téléphones portables de la capitale meurtrie : « Rassemblement demain pour soutenir la liberté de la presse et de Future TV, à 11 h à Tabaris (centre ville de Beyrouth). Faites circuler l'information ».
Quelques heures plus tard, journalistes et défenseurs des droits de l'homme sont descendus dans les rues et ont entamé une marche avec leurs collègues de Future Media, jusqu'aux bureaux de la chaîne Future TV, à Beyrouth Ouest. Dans le sillage de cette marche, une manifestation a été organisée tout au long de la journée devant les bâtiments de Future TV. Plusieurs groupes ont également été créés sur le célèbre site de réseau social Facebook afin de soutenir Future Media. Parmi ceux-là, le groupe "We love Future TV" compte plus de 4000 membres.
 
Des journalistes pris pour cible
Au cours d'incidents distincts, des journalistes travaillant pour différents organes de presse affirment avoir été empêchés de faire leur travail par des miliciens issus de diverses factions. L'appartement de Mohammed Salem, journaliste du célèbre quotidien An-Nahar, aurait été saccagé par des hommes armés. Raed Rafei, du Los Angeles Times, a raconté dans un article publié sur le blog LA Times Middle East qu'il avait été arrêté à plusieurs reprises par des hommes armés, qui lui avaient demandé ses papiers et lui avaient interdit de prendre des photos.
Le lundi 12 mai, la chaîne d'information arabe Al-Jazeera a annoncé que deux de ses caméramans avaient été légèrement blessés par des hommes armés alors qu'ils travaillaient dans une banlieue de Beyrouth. Le mardi 8 mai, les membres d'une équipe du réseau de télévision Al-Arabiya ont été – brièvement – détenus dans la banlieue de Beyrouth, et ont été relâchés par des membres du Hezbollah au bout d'une demi-heure. Un photographe japonais travaillant pour une agence de presse asiatique aurait également été victime d'agression et se serait vu dépouiller de son appareil photo alors qu'il assurait la couverture des conflits dans la capitale libanaise.
 
« Les attaques ne nous surprennent guère »
D'après Wissam Charaf, journaliste à Beyrouth pour la chaîne franco-allemande Arte, les attaques qui ont visé les organes de presse ne sont pas surprenantes. Dans un entretien avec APN, il a affirmé que ces attaques étaient prévisibles, qu'elles constituaient une « suite logique » dans un pays où la majorité des organes de presse ont une orientation politique marquée ou servent directement de porte-parole aux partis politiques.
« Il n'y a aucun respect pour les médias, ce qui n'est pas surprenant. De nombreux organes de presse sont les vecteurs de la propagande politique. Il est logique qu'ils soient pris pour cible », a déclaré Wissam Charaf.
L'ancien premier Ministre libanais Omar Karami a souligné que les organismes de presse contrôlés par « les factions progouvernementales et les factions extrêmistes » avaient accéléré la progression des clivages sectaires au Liban. 
Magda Abu-Fadil, directrice du Programme de formation au journalisme de l'Université Américaine de Beyrouth, a souhaité répondre à l'affirmation de Karami selon laquelle « tous les média avaient accéléré la progression du sectarisme, à divers degrés ». 
« Ils sont tous coupables d'avoir utilisé la provocation sous une forme ou une autre, et doivent apprendre à travailler de manière objective, juste et équilibrée. Ils ont tous besoin de suivre des cours de déontologie des médias », a-t-elle déclaré.
Roula Mikhael, directrice de la Fondation Maharat, rejoint Magda Abu-Fadil lorsqu'elle attribue la situation actuelle au manque d'indépendance des médias au Liban.
« Tout le monde suit un programme politique. Les médias doivent rester en dehors de toute propagande politique et devenir plus objectifs, plus justes », a-t-elle affirmé.
 
L'opposition, grande perdante dans la « guerre contre les médias »
Le mardi 13 mai à 4 h 30 du matin, une demi-heure avant le début de la conférence de presse en direct du député Saad Hariri, la chaîne Future TV a recommencé à émettre après une interruption de ses programmes de presque cinq jours. « Nous sommes de retour, et nos armes, ce sont les mots », a annoncé le présentateur. 
« L'opposition a peut-être gagné la guerre dans les rues, mais elle a perdu la guerre contre les médias » : telle est la conclusion du journaliste Alaa al-Yusufi, du journal Al-Akhbar, dans un article publié le mardi 13 mai. 
« Il faut voir cela comme une guerre différente de celle qui a lieu au Liban, une guerre des médias plus importante que les violents affrontements entre milices progouvernementales et milices de l'opposition dans les rues de Beyrouth Ouest, au moins pour la population arabe qui suit les informations télévisées. Le gouvernement pro-occidental est sorti vainqueur de cette guerre, et l'image du Hezbollah, à défaut d'avoir été déformée, a été entâchée de façon irréversible », écrit Al-Yusufi.
Plusieurs organisation de défense de la presse, notamment Reporters Sans Frontières (RSF) et le Comité pour la Protection des Journalistes (CPJ), ont dénoncé les récentes attaques à l'encontre des organes de presse libanais et ont appelé les parties impliquées à cesser de prendre les médias pour cibles.
 
Une chaîne du Hezbollah victime d'atteinte à la liberté de la presse
Mercredi matin, la chaîne d'informations Al-Manar, organe du Hezbollah, a déclaré avoir reçu des appels inquiets de téléspectateurs du nord du Liban et de Tripoli, la deuxième ville du pays.
Ces téléspectateur se plaignaient que les partisans du Courant du Futur, le mouvement de Saad Hariri, avaient exercé une pression sur les fournisseurs du câble pour interrompre la diffusion des programmes des chaînes Al-Manar, NBN – chaîne du présentateur Nabih Berri – et OTV, une chaîne soutenue par le Courant patriotique libre.
La chaîne Al-Manar a souligné que de tels actes constituaient « une violation de la liberté des médias et des organes de presse ».
 
Alexandra Sandels est une journaliste suédoise en poste à Beyrouth.
The Arab Press network 15.05.2008

عن الاتحاد الكاثوليكي العالمي للصحافة - لبنان

عضو في الإتحاد الكاثوليكي العالمي للصحافة UCIP الذي تأسس عام 1927 بهدف جمع كلمة الاعلاميين لخدمة السلام والحقيقة . يضم الإتحاد الكاثوليكي العالمي للصحافة - لبنان UCIP – LIBAN مجموعة من الإعلاميين الناشطين في مختلف الوسائل الإعلامية ومن الباحثين والأساتذة . تأسس عام 1997 بمبادرة من اللجنة الأسقفية لوسائل الإعلام استمرارا للمشاركة في التغطية الإعلامية لزيارة السعيد الذكر البابا القديس يوحنا بولس الثاني الى لبنان في أيار مايو من العام نفسه. "أوسيب لبنان" يعمل رسميا تحت اشراف مجلس البطاركة والأساقفة الكاثوليك في لبنان بموجب وثيقة تحمل الرقم 606 على 2000. وبموجب علم وخبر من الدولة اللبنانية رقم 122/ أد، تاريخ 12/4/2006. شعاره :" تعرفون الحق والحق يحرركم " (يوحنا 8:38 ).