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Les menaces venues d’Irak renforcent l’inquiétude des coptes d’égypte

Le débat est relancé pour rétablir une ancienne procédure par laquelle toute personne convertie à l'islam peut voir son cas examiné par un prêtre.

Les menaces d'un groupe proche d'el-Qaëda contre les coptes d'Égypte relancent les craintes de cette minorité. « C'est la première fois que nous avons des menaces venant de l'extérieur de l'Égypte, cela témoigne des crises en série que nous devons affronter », affirme Naguib Gebraïl, un avocat copte spécialiste des droits civiques.

 

Un haut responsable de l'Église copte, l'évêque Morcos, s'est voulu rassurant, affirmant : « Nous nous sentons en sécurité. Nous sommes sous la protection de Dieu et des services de sécurité. » Une source au sein des services de sécurité égyptiens a toutefois indiqué que la protection des lieux de culte coptes avait été depuis dimanche « discrètement renforcée, avec plus de policiers en civil et de patrouilles mobiles ». 
L'État islamique d'Irak (ISI), proche d'el-Qaëda, qui a revendiqué l'attaque sanglante contre une cathédrale syriaque-catholique, a également proféré des menaces contre les coptes d'Égypte. Dans un enregistrement qui lui est attribué, l'ISI menace de s'attaquer aux Coptes si leur Église ne « libère » pas deux chrétiennes présentées comme « emprisonnées dans des monastères » pour s'être converties à l'islam. Les cas de ces deux femmes – celui, récent, de Camilia Chehata, et celui, vieux de six ans, de Wafa Constantine – provoquent des tensions sporadiques en Égypte bien que les faits exacts soient confus.
Pour certains activistes musulmans, les deux femmes, épouses de prêtres coptes, se sont converties à l'islam après avoir fui leur mari. Elles auraient été séquestrées après avoir été ramenées de force à leur foyer. Les coptes dénoncent de leur côté des « conversions forcées » ou préfèrent minimiser ces cas en parlant de simples problèmes conjugaux privés. Le sujet est particulièrement délicat dans un pays où seuls les mariages religieux sont reconnus et où les conversions sont souvent source de tensions entre communautés. L'Église copte, qui ne reconnaît pas le divorce, voit régulièrement certains fidèles se convertir à l'islam pour obtenir une séparation de leur conjoint auprès des autorités religieuses musulmanes, plus libérales sur ce sujet.
Toute tentative de l'État d'intervenir par le biais de la loi ou de la justice pour assouplir la politique de l'Église en matière de divorce et de remariage est vigoureusement combattue par la hiérarchie copte, qui y voit une ingérence d'un État à dominante musulmane. Toutefois, les cas de Camilia Chehata et Wafa Constantine ont relancé les demandes pour rétablir une ancienne procédure par laquelle toute personne convertie à l'islam peut voir son cas examiné par un prêtre, pour déterminer s'il s'agit d'un choix libre ou d'une conversion forcée. « Nous espérons que cette procédure reprendra. Cela amènera de la transparence et aidera à résoudre de pareilles querelles », assure Mgr Morcos.
La communauté copte, qui remonte aux premiers temps du christianisme, quand l'Égypte faisait partie de l'empire romain, est évaluée entre 6 et 10 % des quelque 80 millions d'Égyptiens. Son sentiment d'insécurité s'est fortement accru ces dernières décennies face à la montée d'un islam rigoriste incarné par la puissante confrérie des Frères musulmans. Plusieurs incidents violents, parfois meurtriers, ont également contribué à la mettre sur la défensive. Le dernier en date a eu lieu début janvier à Nagaa Hamadi, en Haute Égypte, avec la mort de six fidèles tués par balles à la sortie d'une messe pour le Noël copte.
L'orient le jour

عن الاتحاد الكاثوليكي العالمي للصحافة - لبنان

عضو في الإتحاد الكاثوليكي العالمي للصحافة UCIP الذي تأسس عام 1927 بهدف جمع كلمة الاعلاميين لخدمة السلام والحقيقة . يضم الإتحاد الكاثوليكي العالمي للصحافة - لبنان UCIP – LIBAN مجموعة من الإعلاميين الناشطين في مختلف الوسائل الإعلامية ومن الباحثين والأساتذة . تأسس عام 1997 بمبادرة من اللجنة الأسقفية لوسائل الإعلام استمرارا للمشاركة في التغطية الإعلامية لزيارة السعيد الذكر البابا القديس يوحنا بولس الثاني الى لبنان في أيار مايو من العام نفسه. "أوسيب لبنان" يعمل رسميا تحت اشراف مجلس البطاركة والأساقفة الكاثوليك في لبنان بموجب وثيقة تحمل الرقم 606 على 2000. وبموجب علم وخبر من الدولة اللبنانية رقم 122/ أد، تاريخ 12/4/2006. شعاره :" تعرفون الحق والحق يحرركم " (يوحنا 8:38 ).