شريط الأحداث
أختر اللغة

Les trois hommes clés du Synode

Durant le Synode, trois hommes vont jouer un rôle clé pour l’animation et l’orientation des débats : P. Samir Khalil Samir : l’expert écouté : Né au Caire en 1938, le P. Samir Khalil est jésuite depuis 1955. Spécialiste reconnu du dialogue islamo-chrétien,

il est docteur en théologie orientale et islamologie, et professeur de sciences religieuses à l’Université Saint-Joseph de Beyrouth. Il enseigne également les études islamo-chrétiennes à l’Institut pontifical oriental de Rome.

Auteur de plus de quarante ouvrages et d’un millier d’articles, il a fondé, à Beyrouth, le Centre de documentation et de recherches arabes chrétiennes (Cedrac), qui se consacre à l’étude du patrimoine arabe des chrétiens. Lucide et réaliste, le P. Samir poursuit ses recherches sans concessions ni démagogie: « Je suis arabe chrétien dans une culture musulmane, mais ma foi est chrétienne», affirme-t-il.

Pour lui, les Arabes chrétiens « sont des intermédiaires et peuvent apporter le fruit de leur expérience de plusieurs siècles ». Parmi ses ouvrages récents : Les raisons de ne pas craindre l’islam (Presses de la renaissance, 2007). Le P. Samir Khalil a participé, dès ses débuts, à la préparation du Synode et en sera l’un des experts les plus écoutés. (Photo : William ALIX/CIRIC)

S.B. Gregorios III Laham, patriarche melkite d’Antioche : le patriarche déterminé

Né en 1933 en Syrie, Sa Béatitude Grégoire III Laham a été élu, le 29 novembre 2000, 21e patriarche de son Église, de rite byzantin et de langue arabe, avec son siège à Damas (Syrie). Il a alors affirmé : « Notre Église est solidaire du monde arabe, car nous sommes arabes et notre Église est arabe. » Celle-ci est née en 1724 de la scission de l’Église melkite, fidèle au concile de Chalcédoine. Majoritaire parmi les catholiques en Syrie et en Israël, cette Église compte 1 350 000 fidèles, dont les deux tiers en diaspora.

Il y a un an, lors de la Rencontre pour la paix organisée par la communauté sant’Egidio à Cracovie (Pologne), Mgr Laham, membre du conseil présynodal, confiait à La Croix : « En Orient, je ne m’exprime jamais sans imaginer qu’il y a devant moi un musulman, un juif. Non pas pour en avoir peur, mais pour expliquer ma foi à un autre qui ne la partage pas. Le chrétien ne doit pas se placer sur une île. Chrétiens, musulmans ou juifs, si nous sommes incapables de dialoguer, nous sommes finis. Même dans notre situation particulière de chrétiens arabes dans le monde arabe, les chrétiens et les musulmans doivent lutter ensemble contre la perte de la foi. Le grand émiettement de l’islam peut l’empêcher de résister aux tentations du fanatisme.»

Mais l’urgence est pour lui la solution du conflit israélo-palestinien, « cause principale des dangers qui menacent la présence chrétienne au Moyen-Orient ». (Photo : Alain Elorza /CIRIC)

S.B. Antonios Naguib, patriarche copte d’Alexandrie : le rapporteur général du Synode

Âgé aujourd’hui de 75 ans, il fut élu patriarche le 30 mars 2006. L’Église copte-catholique est unie à Rome depuis 1442. En 1895, Léon XIII créa ce Patriarcat, dont le siège est au Caire. Cette communauté compte en Égypte 250 000 membres, soit une minorité par rapport aux 8 millions de coptes-orthodoxes égyptiens.

Lors d’un récent passage en France, il a invité les catholiques occidentaux à « suivre de près les nouvelles positives et optimistes, plus que celles “à la mode” et pessimistes. Ces dernières font plus de bruit, se répandent plus et donnent l’idée que la situation générale est ainsi. Mais ce sont souvent des cas particuliers qui prennent une ampleur dans la presse parce que ça fait du bruit et que cela sort de l’ordinaire, quand l’ordinaire est la vie pacifique. »

Réagissant aux assassinats qui ont endeuillé le Noël copte en janvier dernier à Nag Hammadi, Mgr Naguib a déclaré : « Ce crime a été un choc qui a heurté leur sens d’appartenance au pays et de fraternité. Beaucoup le considèrent un acte confessionnel. Mais les plus sages y voient le résultat d’un ensemble de facteurs qui engendrent et nourrissent le fanatisme, ces mêmes facteurs cités par les sages penseurs musulmans. » (Photo : Stéphane OUZOUNOFF/CIRIC)
Frédéric MOUNIER, à Rome

 

عن الاتحاد الكاثوليكي العالمي للصحافة - لبنان

عضو في الإتحاد الكاثوليكي العالمي للصحافة UCIP الذي تأسس عام 1927 بهدف جمع كلمة الاعلاميين لخدمة السلام والحقيقة . يضم الإتحاد الكاثوليكي العالمي للصحافة - لبنان UCIP – LIBAN مجموعة من الإعلاميين الناشطين في مختلف الوسائل الإعلامية ومن الباحثين والأساتذة . تأسس عام 1997 بمبادرة من اللجنة الأسقفية لوسائل الإعلام استمرارا للمشاركة في التغطية الإعلامية لزيارة السعيد الذكر البابا القديس يوحنا بولس الثاني الى لبنان في أيار مايو من العام نفسه. "أوسيب لبنان" يعمل رسميا تحت اشراف مجلس البطاركة والأساقفة الكاثوليك في لبنان بموجب وثيقة تحمل الرقم 606 على 2000. وبموجب علم وخبر من الدولة اللبنانية رقم 122/ أد، تاريخ 12/4/2006. شعاره :" تعرفون الحق والحق يحرركم " (يوحنا 8:38 ).

Les trois hommes clés du Synode

Durant le Synode, trois hommes vont jouer un rôle clé pour l’animation et l’orientation des débats : P. Samir Khalil Samir : l’expert écouté : Né au Caire en 1938, le P. Samir Khalil est jésuite depuis 1955. Spécialiste reconnu du dialogue islamo-chrétien

il est docteur en théologie orientale et islamologie, et professeur de sciences religieuses à l’Université Saint-Joseph de Beyrouth. Il enseigne également les études islamo-chrétiennes à l’Institut pontifical oriental de Rome.

Auteur de plus de quarante ouvrages et d’un millier d’articles, il a fondé, à Beyrouth, le Centre de documentation et de recherches arabes chrétiennes (Cedrac), qui se consacre à l’étude du patrimoine arabe des chrétiens. Lucide et réaliste, le P. Samir poursuit ses recherches sans concessions ni démagogie: « Je suis arabe chrétien dans une culture musulmane, mais ma foi est chrétienne», affirme-t-il.

Pour lui, les Arabes chrétiens « sont des intermédiaires et peuvent apporter le fruit de leur expérience de plusieurs siècles ». Parmi ses ouvrages récents : Les raisons de ne pas craindre l’islam (Presses de la renaissance, 2007). Le P. Samir Khalil a participé, dès ses débuts, à la préparation du Synode et en sera l’un des experts les plus écoutés. (Photo : William ALIX/CIRIC)

S.B. Gregorios III Laham, patriarche melkite d’Antioche : le patriarche déterminé

Né en 1933 en Syrie, Sa Béatitude Grégoire III Laham a été élu, le 29 novembre 2000, 21e patriarche de son Église, de rite byzantin et de langue arabe, avec son siège à Damas (Syrie). Il a alors affirmé : « Notre Église est solidaire du monde arabe, car nous sommes arabes et notre Église est arabe. » Celle-ci est née en 1724 de la scission de l’Église melkite, fidèle au concile de Chalcédoine. Majoritaire parmi les catholiques en Syrie et en Israël, cette Église compte 1 350 000 fidèles, dont les deux tiers en diaspora.

Il y a un an, lors de la Rencontre pour la paix organisée par la communauté sant’Egidio à Cracovie (Pologne), Mgr Laham, membre du conseil présynodal, confiait à La Croix : « En Orient, je ne m’exprime jamais sans imaginer qu’il y a devant moi un musulman, un juif. Non pas pour en avoir peur, mais pour expliquer ma foi à un autre qui ne la partage pas. Le chrétien ne doit pas se placer sur une île. Chrétiens, musulmans ou juifs, si nous sommes incapables de dialoguer, nous sommes finis. Même dans notre situation particulière de chrétiens arabes dans le monde arabe, les chrétiens et les musulmans doivent lutter ensemble contre la perte de la foi. Le grand émiettement de l’islam peut l’empêcher de résister aux tentations du fanatisme.»

Mais l’urgence est pour lui la solution du conflit israélo-palestinien, « cause principale des dangers qui menacent la présence chrétienne au Moyen-Orient ». (Photo : Alain Elorza /CIRIC)

S.B. Antonios Naguib, patriarche copte d’Alexandrie : le rapporteur général du Synode

Âgé aujourd’hui de 75 ans, il fut élu patriarche le 30 mars 2006. L’Église copte-catholique est unie à Rome depuis 1442. En 1895, Léon XIII créa ce Patriarcat, dont le siège est au Caire. Cette communauté compte en Égypte 250 000 membres, soit une minorité par rapport aux 8 millions de coptes-orthodoxes égyptiens.

Lors d’un récent passage en France, il a invité les catholiques occidentaux à « suivre de près les nouvelles positives et optimistes, plus que celles “à la mode” et pessimistes. Ces dernières font plus de bruit, se répandent plus et donnent l’idée que la situation générale est ainsi. Mais ce sont souvent des cas particuliers qui prennent une ampleur dans la presse parce que ça fait du bruit et que cela sort de l’ordinaire, quand l’ordinaire est la vie pacifique. »

Réagissant aux assassinats qui ont endeuillé le Noël copte en janvier dernier à Nag Hammadi, Mgr Naguib a déclaré : « Ce crime a été un choc qui a heurté leur sens d’appartenance au pays et de fraternité. Beaucoup le considèrent un acte confessionnel. Mais les plus sages y voient le résultat d’un ensemble de facteurs qui engendrent et nourrissent le fanatisme, ces mêmes facteurs cités par les sages penseurs musulmans. » (Photo : Stéphane OUZOUNOFF/CIRIC)

Frédéric MOUNIER, à Rome
la-croix.com

 

عن الاتحاد الكاثوليكي العالمي للصحافة - لبنان

عضو في الإتحاد الكاثوليكي العالمي للصحافة UCIP الذي تأسس عام 1927 بهدف جمع كلمة الاعلاميين لخدمة السلام والحقيقة . يضم الإتحاد الكاثوليكي العالمي للصحافة - لبنان UCIP – LIBAN مجموعة من الإعلاميين الناشطين في مختلف الوسائل الإعلامية ومن الباحثين والأساتذة . تأسس عام 1997 بمبادرة من اللجنة الأسقفية لوسائل الإعلام استمرارا للمشاركة في التغطية الإعلامية لزيارة السعيد الذكر البابا القديس يوحنا بولس الثاني الى لبنان في أيار مايو من العام نفسه. "أوسيب لبنان" يعمل رسميا تحت اشراف مجلس البطاركة والأساقفة الكاثوليك في لبنان بموجب وثيقة تحمل الرقم 606 على 2000. وبموجب علم وخبر من الدولة اللبنانية رقم 122/ أد، تاريخ 12/4/2006. شعاره :" تعرفون الحق والحق يحرركم " (يوحنا 8:38 ).