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Liban: La première université de la non-violence au Liban : 70 étudiants de six pays arabes

Éducation Cet été, et pour la première fois dans la région, quelque 70 étudiants ont participé à la première année de l'université pour la non-violence. Ils allient recherche, théorie et pratique afin d'explorer les théories non violentes et de les mettre en œuvre.

« Là où est la violence, il faut mettre la non-violence », explique Ogarit Younan pour présenter l'ouverture de la première université de la non-violence dans la région. Depuis 25 ans, les docteurs Walid Slaybi et Ogarit Younan œuvrent pour la victoire de la non-violence avec des gens du monde entier. Cette année un projet qui leur tient particulièrement à cœur voit le jour : une université proposant 4 cursus, et bientôt 8, ayant trait à la non-violence, notamment une formation aux droits humains, à la non-discrimination et au non-confessionnalisme. Quand on demande au Dr Younan pourquoi cette université a été créée, elle affirme que c'est désormais une nécessité : « Notre travail pendant presque 25 ans a abouti à des actions non violentes et des campagnes civiles rassemblant des dizaines d'organisations de toutes les régions libanaises, de nombreux manuels de pédagogie et d'éducation à la non-violence traduits en arabes, de nouveaux concepts sur le sujet, un travail théorique profond. Il y a des gens prêts à œuvrer pour la non-violence, nous devions institutionnaliser notre travail. C'est ce que nous faisons avec cette université. » Un nouveau défi pour ces adeptes de la non-violence, dont ils sont fiers et que le Dr Younan qualifie « d'unique en son genre, fondateur et initiateur. »
Cette université, pionnière dans la région, est donc basée sur un potentiel intellectuel de recherche et d'analyse étroitement lié aux actions de terrain. L'université bénéficie d'une reconnaissance internationale de ses attestations et accueille pour cette première année 70 étudiants. Ils sont choisis parmi des gens influents dans la société afin que ce qu'ils apprennent puisse être transmis au plus grand nombre. Une bourse est distribuée à tous les étudiants sans exception et couvre de 60 à 100 % du prix de ce master. Ogarit Younan explique la distribution de cette bourse comme une décision politique en faveur de la non-violence : « Nous ne sommes pas riches, mais si on permet à 100 personnes de suivre cette formation chaque année, cela donnera un formidable coup de pouce à la région dans tous les domaines concernés. À plus forte raison parce que nos étudiants sont professeurs, journalistes, juristes, religieux, directeur de programmes associatifs… en un mot, influents dans la société. »
Et afin de favoriser cette transmission des valeurs reçues, l'université met à la disposition de ces étudiants, et de toute école ou université qui voudrait inclure la non-violence dans ses programmes, tout le matériel pédagogique nécessaire, traduit en arabe. Car l'éducation est prioritaire dans leur combat.
Le Dr Slaybi explique : « La question de l'éducation est primordiale car elle est, dans nos pays, dominée par le confessionnalisme et la violence. Nous offrons quelque chose d'autre, de plus humain. » En effet, il propose cette année un cours de psychanalyse sur les origines de la violence et ses conclusions sont claires : « La violence est le résultat de l'impuissance de l'être humain à se réaliser, d'être un homme créatif, heureux et puissant. » La non-violence représente donc selon ses mots « une rupture avec cette orientation destructrice de l'homme pour un retour à la vie ». Le premier moyen sur lequel misent ces chercheurs est la découverte de son identité. « La violence est décuplée par la psychologie de masse. Il faut que les gens redécouvrent qui ils sont et ce qu'ils veulent faire, sans suivre aveuglément des leaders. Car tout homme aspire à la vie, et non à la mort. » Ils veulent faire sentir aux gens qu'ils peuvent défendre leurs causes différemment sans abandonner leurs convictions. L'action prend une grande place dans la formation universitaire, car il ne s'agit pas d'abandonner ses idées. Les professeurs, comme les étudiants, affirment unanimement que les propositions d'actions sont nombreuses et indispensables, et que la non-violence n'est absolument pas une attitude de résignation. Les professeurs sont d'ailleurs choisis pour leurs convictions, bien entendu, pour leur haut niveau théorique, bien sûr, mais aussi pour leur engagement dans l'action non violente.
Les étudiants suivent donc trois mois de cours théoriques, puis rédigent une thèse avant de se lancer pleinement dans l'action non violente. « Il y a beaucoup de gens prêts à la non-violence, nous devons faire un gros effort pour faire entendre cette voix », explique le Dr Slaybi. Cette université est encore un moyen qu'ils mettent en place pour faire triompher l'idée qui les fait vivre.

L'Orient le Jour 22/09/2009

عن الاتحاد الكاثوليكي العالمي للصحافة - لبنان

عضو في الإتحاد الكاثوليكي العالمي للصحافة UCIP الذي تأسس عام 1927 بهدف جمع كلمة الاعلاميين لخدمة السلام والحقيقة . يضم الإتحاد الكاثوليكي العالمي للصحافة - لبنان UCIP – LIBAN مجموعة من الإعلاميين الناشطين في مختلف الوسائل الإعلامية ومن الباحثين والأساتذة . تأسس عام 1997 بمبادرة من اللجنة الأسقفية لوسائل الإعلام استمرارا للمشاركة في التغطية الإعلامية لزيارة السعيد الذكر البابا القديس يوحنا بولس الثاني الى لبنان في أيار مايو من العام نفسه. "أوسيب لبنان" يعمل رسميا تحت اشراف مجلس البطاركة والأساقفة الكاثوليك في لبنان بموجب وثيقة تحمل الرقم 606 على 2000. وبموجب علم وخبر من الدولة اللبنانية رقم 122/ أد، تاريخ 12/4/2006. شعاره :" تعرفون الحق والحق يحرركم " (يوحنا 8:38 ).