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Liban : Lassa, le vrai du faux

« Les empiètements fonciers sauvages ont repris à Lassa », dans le jurd de Jbeil, a protesté hier, d’un ton menaçant, l’ancien député Farès Souhaid, qui fait état « de la réapparition de constructions illégales sur des biens-fonds appartenant à l’Église maronite,

en l’absence totale de toute présence directe de l’Église qui avait affirmé, pourtant, durant l’été 2011, que le différend entre elle et certains membres de la population locale a été réglé ».

Au vu de tout ce qui se passe, l’ancien député réclame que la gendarmerie « mette un terme à ces empiètements, devenus fait accompli », et que les opérations de cadastre soient achevées.

M. Souhaid réclame aussi que l’Église mette fin à « une politique de passivité qui autorise tous les empiètements » et « élève la voix contre tous ceux qui osent empiéter sur des biens-fonds wakf ».
Et l’ancien parlementaire de conclure en assurant, d’un ton presque violent, que « toutes les forces du jurd de Jbeil, et tous ses jeunes seront là pour faire échec à ceux qui se permettent d’envahir la région du point de vue politique, sécuritaire ou foncier ».

Cette véhémente déclaration appelle quelques commentaires. D’abord, c’est induire en erreur l’opinion que d’affirmer que « les empiètements fonciers ont repris à Lassa », comme si des constructions illégales étaient en cours. Il y a bien eu, il y a deux semaines, deux tentatives en ce sens, dont l’une sur base d’une fausse attestation, mais elles ont été mises en échec, sur plainte du diocèse de Jounieh, ordre du parquet et interventions de la gendarmerie, a précisé hier André Bassil, avocat du diocèse de Jounieh.
« Deux tentatives ont eu lieu ces deux dernières semaines. Elles émanaient d’une seule et même personne qui ignore tout de la loi et ne veut rien en savoir, a enchaîné M. Bassil. Nous nous opposerons toujours à de tels énergumènes. Respect et application de la loi sont nos deux principes d’action. Nous aurons recours à la justice et aux forces de l’ordre toutes les fois qu’un empiètement sera tenté. »

C’est donc également induire en erreur l’opinion que d’affirmer que l’Église maronite, en l’occurrence le diocèse de Jounieh, auquel appartiennent les biens-fonds, assiste passivement à ces empiètements.
« Le fait d’avoir choisi d’agir par les voies légales ne doit pas être compris comme un signe de faiblesse ou de passivité. Si Bkerké reste discret à ce sujet, c’est sciemment, pour ne pas jeter de l’huile sur le feu, et attribuer à toute une population ce qui est le fait de quelques fortes têtes », a précisé M. Bassil.

Par contre, il est bien vrai que des maisons ont été construites par le passé, en vertu de fausses attestations délivrées par le moukhtar, et que le règlement de ces abus pose problème.
Il est bien vrai aussi que le traitement de ces dossiers irait plus vite si un cadastre général était effectué – ce que le moukhtar actuel de Lassa se refuse de faire –, sans que le ministre de l’Intérieur ait le courage politique de le remplacer.
Il est bien vrai, en outre, qu’un évêque moins poli que Mgr Nabil Andari, vicaire patriarcal de Jounieh, pourrait mieux se faire comprendre des rudes habitants du « jurd ».

Il est bien vrai de plus que l’opinion, en particulier chrétienne, est exaspérée par l’impunité dont bénéficie une frange milicienne de la population chiite.

Il est bien vrai enfin que ces empiètements, passés, présents ou redoutés, sont vécus par la population comme contrainte et violence, et que poussée à bout, la population du « jurd », dont parle M. Souhaïd, pourrait bien répondre à la violence par une autre violence.

Pour conjurer ce cycle infernal, il est des notables de Jbeil qui se rangent du côté du respect de la loi. L’un d’eux, Talal Mokdad, cité par l’agence al-Markaziya, a désavoué hier les tentatives d’empiètement qui ont eu lieu. « Il faut en finir, s’est-il écrié, il faut éteindre le feu de la discorde qui couve ; en finir avec l’idée que le chrétien veut dérober les terres du chiite, ou le chiite s’approprier les terrains des chrétiens. » L’enfer est peut-être pavé de bonnes intentions, mais nous ne le saurons qu’en enfer… En attendant, il faut croire à la bonne foi de gens comme M. Mokdad. Nous n’avons pas d’autre choix.

 Fady noun / L'orient le jour

 

عن الاتحاد الكاثوليكي العالمي للصحافة - لبنان

عضو في الإتحاد الكاثوليكي العالمي للصحافة UCIP الذي تأسس عام 1927 بهدف جمع كلمة الاعلاميين لخدمة السلام والحقيقة . يضم الإتحاد الكاثوليكي العالمي للصحافة - لبنان UCIP – LIBAN مجموعة من الإعلاميين الناشطين في مختلف الوسائل الإعلامية ومن الباحثين والأساتذة . تأسس عام 1997 بمبادرة من اللجنة الأسقفية لوسائل الإعلام استمرارا للمشاركة في التغطية الإعلامية لزيارة السعيد الذكر البابا القديس يوحنا بولس الثاني الى لبنان في أيار مايو من العام نفسه. "أوسيب لبنان" يعمل رسميا تحت اشراف مجلس البطاركة والأساقفة الكاثوليك في لبنان بموجب وثيقة تحمل الرقم 606 على 2000. وبموجب علم وخبر من الدولة اللبنانية رقم 122/ أد، تاريخ 12/4/2006. شعاره :" تعرفون الحق والحق يحرركم " (يوحنا 8:38 ).