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Nouveau coup de tonnerre sur l’empire Murdoch : Rebekah Brooks arrêtée

La série noire s’est poursuivie hier pour le magnat de la presse, Rupert Murdoch, avec l’arrestation, dans l’affaire des écoutes au sein de son tabloïd News of the World, de Rebekah Brooks, l’une de ses plus proches collaboratrices contrainte à la démission vendredi.

L’ex-directrice de News International, la division britannique du groupe Murdoch, a été arrêtée vers midi peu après s’être présentée à un commissariat de Londres à la demande de la police. Elle est soupçonnée « de participation à l’interception de communications » et de « corruption », a précisé Scotland Yard dans un communiqué. Malgré le soutien longtemps indéfectible de son mentor, Rebekah Brooks avait dû démissionner vendredi de ses fonctions à News International, emportée à son tour par le scandale qui ébranle l’empire Murdoch. Toute la classe politique réclamait depuis des jours la tête de cette flamboyante rousse qui était rédactrice en chef du News of the World (NotW) au moment où une partie des écoutes ont été réalisées. Considérée il y a peu encore comme l’une des femmes les plus puissantes du Royaume-Uni, l’ex-reine des tabloïdes, connue pour ses connexions politiques et réputée proche un temps du Premier ministre conservateur David Cameron, doit aussi répondre mardi aux questions des députés. Elle est convoquée devant la commission des médias de la Chambre des communes avec Rupert Murdoch et son fils James, numéro trois de News Corp., le groupe familial. L’interpellation de Mme Brooks est un nouveau coup dur pour Rupert Murdoch qui tente depuis deux semaines de calmer la tempête politico-judiciaire déclenchée par de nouvelles découvertes sur les pratiques du NotW.
Cette arrestation est la dixième intervenue dans le cadre de l’enquête rouverte en janvier sur le scandale des écoutes téléphoniques pratiquées à grande échelle depuis le début des années 2000 par le tabloïd. Le journal dominical a été fermé il y a une semaine à cause du scandale. La police a notamment arrêté Neil Wallis, l’ex-adjoint du rédacteur en chef du NotW entre 2003 et 2007, et son supérieur de l’époque, Andy Coulson, qui affirme n’avoir rien su de ces pratiques illégales et a été relâché sous conditions. M. Coulson avait démissionné début 2007 du tabloïd et a été nommé par la suite directeur de la communication du Premier ministre Cameron, poste qu’il a dû abandonner en janvier à cause de cette affaire.

En outre, le chef de Scotland Yard, Paul Stephenson, mis en cause pour son attitude dans l’affaire des écoutes au sein du groupe de Rupert Murdoch, a annoncé hier sa démission, lors d’une conférence de presse en direct à la télévision.
« J’ai pris cette décision en raison des spéculations et des accusations sur les liens entre la Metropolitan Police et News International (la division britannique du groupe de Rupert Murdoch) au niveau de ses dirigeants et en particulier avec Neil Wallis », ex-rédacteur en chef adjoint du News of the World, a déclaré Paul Stephenson. « Mon intégrité est totale », a-t-il cependant assuré. Scotland Yard, qui a été accusé d’avoir traîné les pieds dans la conduite de l’enquête sur les écoutes, avait dû admettre cette semaine avoir recruté un temps Neil Wallis comme consultant en relations publiques, après son départ du tabloïd.
Le magnat octogénaire a eu beau publier des excuses dans la presse, fermer le tabloïd et renoncer à ses projets de rachat de la totalité du bouquet satellitaire BSkyB, l’onde de choc continue à se propager. Le chef de l’opposition britannique, Ed Miliband, est ainsi reparti à l’offensive ce week-end, demandant le démantèlement du groupe britannique de M. Murdoch et des limites à sa toute-puissance. D’après le Sunday Telegraph, des membres du conseil d’administration de BSkyB, dont le magnat détient 39 %, auraient en outre décidé de se réunir le 28 juillet pour discuter de l’avenir de James Murdoch à la tête du groupe.

L'orient le jour

عن الاتحاد الكاثوليكي العالمي للصحافة - لبنان

عضو في الإتحاد الكاثوليكي العالمي للصحافة UCIP الذي تأسس عام 1927 بهدف جمع كلمة الاعلاميين لخدمة السلام والحقيقة . يضم الإتحاد الكاثوليكي العالمي للصحافة - لبنان UCIP – LIBAN مجموعة من الإعلاميين الناشطين في مختلف الوسائل الإعلامية ومن الباحثين والأساتذة . تأسس عام 1997 بمبادرة من اللجنة الأسقفية لوسائل الإعلام استمرارا للمشاركة في التغطية الإعلامية لزيارة السعيد الذكر البابا القديس يوحنا بولس الثاني الى لبنان في أيار مايو من العام نفسه. "أوسيب لبنان" يعمل رسميا تحت اشراف مجلس البطاركة والأساقفة الكاثوليك في لبنان بموجب وثيقة تحمل الرقم 606 على 2000. وبموجب علم وخبر من الدولة اللبنانية رقم 122/ أد، تاريخ 12/4/2006. شعاره :" تعرفون الحق والحق يحرركم " (يوحنا 8:38 ).