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Elias Murr s’en prend avec la plus grande fermeté à ceux qui tentent de porter atteinte à l’armée

Le ministre de la Défense, Élias Murr, a dénoncé « les atteintes dont l'armée est la cible depuis des semaines ». Il s'en est pris à un journaliste du « Akhbar », l'accusant d'avoir rapporté en les déformant des propos tenus lors d'une réunion

entre le commandant en chef de l'armée et lui-même au sujet d'un officier à la retraite, Ghassan el-Jedd, en fuite et accusé de collaboration avec Israël, dans un sens qui, selon lui, porte atteinte à l'institution militaire et au ministre de la Défense. Il a par ailleurs rappelé que l'officier el-Jedd était commandant de la 9e brigade entre 1985 et 1990, en allusion à la période durant laquelle le général Aoun était commandant de l'armée.

« Nous avons droit chaque jour à une information, un article ou une analyse contre l'armée dans les quotidiens », a affirmé d'emblée le ministre de la Défense Élias Murr au cours de sa conférence de presse au ministère de la Défense. « Autrefois, l'on m'attaquait et cela ne me posait aucun problème, dans la mesure où j'œuvre au niveau de la chose publique. La liberté d'opinion est fondamentale, je la respecte et je souhaite qu'elle soit protégée, d'autant que j'ai commencé ma vie au niveau de la chose publique comme propriétaire du quotidien al-Joumhouriya. Je respecte la liberté d'opinion, mais je voudrais qu'elle soit fondée sur la vérité et la transparence, pour que l'opinion publique puisse démêler le vrai du faux, et pour ne pas que les gens soient induits en erreur ou victimes d'un certain climat de terreur », a-t-il indiqué.
« Tout un chacun marche ces temps-ci dans la rue avec le regard tourné derrière lui pour vérifier qui est un espion et qui ne l'est pas, a déclaré M. Murr. Hier, un quotidien a publié les initiales d'un officier de l'armée, un officier qui remplit son devoir et qui sert son pays au sein de l'institution militaire. Imaginez-le en train de lire son nom dans les journaux, dans le cadre d'une information selon laquelle il serait aux arrêts. C'est ainsi que nous sommes en train de lire des noms dans les journaux ou de les entendre dans les salons. Je ne fais pas assumer la moindre responsabilité aux médias, qui ne font en définitive que répercuter les rumeurs qui leur sont transmises. Je souhaite cependant aujourd'hui assumer mes responsabilités et vous présenter une image juste afin que plus personne ne puisse induire en erreur les médias avec des informations biaisées. »

« La goutte d'eau qui a fait déborder le vase, c'est un article paru aujourd'hui dans un journal que nous respectons et dont le propriétaire est un ami personnel. Je ne pense pas qu'il y ait une mauvaise intention derrière cela. Il reste que l'un des journalistes qui écrivent dans ce journal a affirmé que le commandant en chef de l'armée m'avait transmis des informations au sujet d'un officier à la retraite nommé Ghassan el-Jedd, selon lesquelles ce dernier serait un collaborateur d'Israël. Selon ce journaliste, j'aurais aussitôt répondu au général Jean Kahwagi d'attendre avant d'entreprendre toute action, suite à quoi cet officier a fui vers l'extérieur », a affirmé Élias Murr.
Et d'ajouter : « Lorsque j'ai discuté avec le commandant en chef de l'armée à ce sujet, nous étions seuls dans mon bureau. Je ne pense pas que ce journaliste se trouvait avec nous. De plus, le commandement en chef de l'armée a fait paraître aujourd'hui un communiqué dans lequel il a affirmé que "le commandant en chef de l'armée a informé le ministre de la Défense du cas de cet officier à la retraite qui collabore avec l'ennemi israélien après la fuite de ce dernier il y a quelques jours". Le commandant en chef de l'armée m'avait dit : "La direction des services de renseignements a étudié avec minutie les informations sur cet officier afin qu'il ne soit pas arrêté et injustement traité. Lorsqu'elle a établi qu'il s'agissait d'un agent, elle a voulu le faire arrêter, mais il avait fui le pays". Le commandant en chef de l'armée m'a dit cela, et il a fait paraître un communiqué dans ce sens aujourd'hui », a poursuivi le ministre de la Défense.
« Or le journaliste a dit le contraire dans son article, a relevé M. Murr. Peut-être cela veut-il dire qu'il était présent avec nous dans la pièce, mais qu'il a entendu le contraire de ce qui a été dit… Je veux bien considérer que ce qui a été écrit constitue une erreur d'impression, mais il s'agit d'une occasion de remettre les choses dans leur contexte, et de mettre fin à ces propos inutiles qui créent un climat néfaste pour la réputation du Liban, son économie, sa saison touristique, le secret de l'enquête et la découverte des agents d'Israël. Je tiens à signaler que je ne connais pas l'officier à la retraite el-Jedd, qui a pris sa retraite bien avant que je n'entre dans la chose publique, c'est-à-dire en 1991 ou en 1995. Je sais cependant qu'il était commandant de la 9e brigade entre 1985 et 1990. Je n'étais donc pas commandant en chef de l'armée lorsqu'il était chef de cette brigade. Le président de la République Michel Sleiman non plus n'était pas commandant en chef de l'armée à l'époque, pas plus que le général Jean Kahwagi », a-t-il noté, dans une allusion implicite au général Michel Aoun.
« J'ai demandé aujourd'hui au directeur des services de renseignements de l'armée, le général Edmond Fadel, de me fournir des éléments biographiques sur cet officier, pour que je sache qui il est. Il s'est avéré que lorsque le président Michel el-Murr était ministre de la Défense, en 1991, le général el-Jedd était chef d'état-major adjoint. Il l'a évincé de son poste au bout de quelques jours, dans la mesure où il a estimé qu'il s'agissait d'une personne ratée et inefficace, qui ne remplit pas ses fonctions militaires et son rôle comme il se doit. Nul ne savait, à l'époque, qu'il s'agissait d'un agent. Mais les coïncidences veulent qu'il ait été un général de brigade entre 1985 et 1990, et qu'il ait été chassé par le président Murr en 1991 », a-t-il insisté.

La victime va devenir meurtier…
Et le ministre de la Défense d'ajouter : « Toujours selon ce même quotidien, j'ai appris par le commandant en chef de l'armée que cet officier devait être arrêté, et je lui aurais dit de patienter avant d'agir… Comme je ne suis pas un responsable sécuritaire, la direction des services de renseignements m'avertit après avoir fait son travail. Elle doit en effet maintenir le secret de l'enquête, et nous lui demandons d'achever son travail puis de nous avertir. Nous avons appris du commandant en chef de l'armée qu'el-Jedd était en fuite, et ce journaliste a transmis exactement le contraire de ce qui a été dit, allant même jusqu'à commencer son article en affirmant qu'il allait dévoiler ce que sayyed Nasrallah lui-même n'a pas dit dans sa conférence de presse, sachant que sayyed Nasrallah avait indiqué que cet agent était, le 13 février 2005, sur les lieux de l'assassinat du président Rafic Hariri. En d'autres termes, on en arrive à faire planer des soupçons sur le ministre de la Défense, sur le commandant en chef de l'armée et l'institution militaire. C'est pourquoi j'ai réuni aujourd'hui le Conseil militaire et nous avons pris des décisions d'ordre légal pour montrer la réalité. Le premier agent d'Israël est celui qui a écrit cet article. Je veux savoir qui se cache derrière lui et pourquoi il l'a écrit. Se trouvait-il avec nous lors de la réunion ? Est-il plus sincère et crédible que le commandant en chef de l'armée et le ministre de la Défense ? Nous posons toutes ces questions en ayant pour recours la loi ;
c'est pourquoi j'ai déposé une plainte en tant que ministre de la Défense devant le procureur général, et cette plainte a été transférée à la direction des services de renseignements pour que la vérité soit faite », a poursuivi M. Murr.
« Je tiens à assurer que nous ne voulons arrêter aucun journaliste, a affirmé le ministre de la Défense. Notre fonction n'est pas de porter atteinte aux médias, mais il est du droit de l'institution militaire de savoir qui se cache derrière cet espion qui publie de fausses informations qu'il place dans la bouche du commandant en chef de l'armée. Le plus petit gradé de l'armée qui sert au Sud ou dans la Békaa est plus honorable que ces articles écrits pour porter atteinte à l'image de l'institution militaire », a-t-il souligné.
Et Élias Murr de poursuivre : « J'ai été victime d'un attentat le 12 juillet 2005, mais je n'ai jamais exploité mon sang. Je n'ai pas fait de meetings tous les 12 juillet pour demander aux Libanais de se souvenir. Le 12 juillet 2010, j'étais à l'hôpital pour subir une nouvelle intervention et faire enlever des morceaux de verre de mon ventre, à l'heure où certaines personnes s'amusaient à écrire des articles. Mais cela suffit : à ce train, la victime va presque devenir le meurtrier ! C'est comme si c'était le président Saad Hariri qui avait tué son père pour une affaire d'héritage ! C'est comme si c'était finalement mon fils qui m'avait placé cette bombe parce que je lui avais interdit de sortir le soir ! C'est comme si Pierre Gemayel s'était suicidé parce qu'il s'était fâché avec sa sœur ou sa mère ! Ou encore comme si la voiture de Gebran Tuéni était tombée dans un ravin ! C'est quoi ce genre de propos !?
Les âmes des gens sont-elles la possession de quelques plumes pour qu'on use d'elles à son gré !? Sayyed Nasrallah a fait état d'informations durant sa conférence de presse durant deux heures, et l'enquête internationale se poursuit depuis cinq ans. Laissons toutes ces informations être utilisées dans l'intérêt du pays et contre l'ennemi israélien et les agents… Mais laissez en paix les martyrs et laissez-les reposer. Laissez ceux qui vivent encore continuer à travailler et se reposer. Il ne faut pas jouer avec les sentiments des familles des victimes. Laissez-nous nous reposer ! »

La liberté d'information et la liberté des militaires
 « Mais là n'est pas le plus important, a poursuivi Élias Murr. Le plus important, c'est l'institution militaire. Je vais m'adresser très franchement aux médias que nous respectons et qui sont tous présents ici : tout journaliste qui s'en prendra à un officier de l'armée, que ce soit en citant son nom ou ses initiales, et qui publiera des informations inexactes, sera arrêté et interrogé pour savoir qui se cache derrière lui. Ne dites pas que je suis en train de réprimer la liberté d'information. Je ne fais que préserver la liberté des officiers et des militaires, ainsi que leur dignité. Ces derniers ont des enfants. Imaginez qu'un enfant lise dans les journaux le nom de son père de cette façon… Ce journaliste aimerait-il qu'on dise la même chose de lui, ou encore que son fils lise ce genre de choses sur lui ? »
Et d'ajouter : « Il y a 60 000 militaires et officiers dans cette institution, qui a ouvert le feu hier sur Israël sur ordre du commandant en chef de l'armée. Le président de la République a été au Liban-Sud, et je l'ai accompagné dans son périple. Il a dit : "Nous n'avons pas besoin d'aides si elles sont conditionnées. Nous remercions ceux qui nous ont aidés, mais de manière inconditionnelle. Si quelqu'un veut nous aider dorénavant, c'est sans conditions. Sinon, nous n'en voulons pas". Le gouvernement libanais se doit d'aider l'armée. Le peuple libanais à l'intérieur comme à l'extérieur aidera l'armée par d'autres manières. Je suis certain que l'appel du président de la République commence à donner des résultats », a indiqué le ministre de la Défense.
« Si le but est d'accuser le gouvernement de trahison, ce n'est pas un problème, dans la mesure où le gouvernement agit dans le champ politique, a déclaré M. Murr. Si la question est liée à une unité de gendarmes, elle peut être résolue (…), mais en arriver à accuser l'institution militaire de trahison, l'écrire, et publier des noms d'officiers… (…) ! Cela va se terminer aujourd'hui et maintenant !
Nous voulons préserver la liberté des citoyens, et les médias doivent être de notre côté. Si l'armée a été infiltrée par le biais d'un, deux ou trois officiers, pourquoi les journaux ou la télévision ne le seraient-ils pas aussi ? Si un officier a été infiltré, un journaliste ne peut-il pas l'avoir été aussi ? » s'est-il interrogé.
« C'est pourquoi nous devons nous calmer et être patients les uns avec les autres. Nous voulons protéger l'armée et la dignité des officiers et, par conséquent, il faut être responsable de chaque mot qui est écrit, dans la mesure où le pays est en confrontation avec Israël depuis des années, Israël viole tous les jours notre espace aérien, maritime, et territorial avec ses espions. Il a détruit nos villages par le passé et nous sommes dans le cadre d'une confrontation ouverte avec lui. Laissez-nous travailler. Depuis l'arrivée du général Sleiman et du général Kahwagi, l'armée et le ministère de la Défense ont arrêté des centaines d'espions ; mais tout cela, certains ne veulent pas le voir (…). Comment voulez-vous que j'accepte qu'on puisse en arriver à modifier les propos du commandant de l'armée et porter atteinte à sa crédibilité ? Admettons que ce mensonge soit une vérité – j'ai d'ailleurs demandé au commandant de l'armée de ne pas y prêter attention, et il m'a écouté -, cela voudrait dire que le chef de l'armée est de mèche avec moi ? Cela est inadmissible. En mon nom, au nom du commandement de l'armée, du ministère de la Défense et du Conseil militaire, je dis que ce mensonge ne passera pas. Que personne n'en veuille à l'armée si elle arrête quelqu'un qui porte atteinte à des gens innocents ou qui falsifie la réalité. Nous ne l'arrêterons pas pour lui porter atteinte ou l'emprisonner, mais pour établir la vérité, grâce à laquelle nous pourrons intercepter d'autres agents », a-t-il conclu.
Répondant ensuite aux questions des correspondants de presse, Élias Murr s'est adressé d'une manière virulente au journaliste de la chaîne OTV (aouniste) qui lui demandait pourquoi le ministère de la Défense n'avait pas répondu à « la demande faite par le général Michel Aoun aux ministères concernés de prendre position » concernant les fuites dans l'affaire Fayez Karam. « Le général Aoun n'a rien demandé aux ministères. Il a fait assumer au ministère de la Défense la responsabilité. Vous devriez savoir ce que votre maître affirme, puisque vous êtes de la OTV », a indiqué M. Murr, qui a par ailleurs exclu toute possibilité d'un nouveau 7 mai.
L'orient le jour

عن الاتحاد الكاثوليكي العالمي للصحافة - لبنان

عضو في الإتحاد الكاثوليكي العالمي للصحافة UCIP الذي تأسس عام 1927 بهدف جمع كلمة الاعلاميين لخدمة السلام والحقيقة . يضم الإتحاد الكاثوليكي العالمي للصحافة - لبنان UCIP – LIBAN مجموعة من الإعلاميين الناشطين في مختلف الوسائل الإعلامية ومن الباحثين والأساتذة . تأسس عام 1997 بمبادرة من اللجنة الأسقفية لوسائل الإعلام استمرارا للمشاركة في التغطية الإعلامية لزيارة السعيد الذكر البابا القديس يوحنا بولس الثاني الى لبنان في أيار مايو من العام نفسه. "أوسيب لبنان" يعمل رسميا تحت اشراف مجلس البطاركة والأساقفة الكاثوليك في لبنان بموجب وثيقة تحمل الرقم 606 على 2000. وبموجب علم وخبر من الدولة اللبنانية رقم 122/ أد، تاريخ 12/4/2006. شعاره :" تعرفون الحق والحق يحرركم " (يوحنا 8:38 ).